Le Grand Autel de Pergame, ou autel de Zeus à Pergame ou encore le Grand Autel (à Pergame), est un monument religieux élevé à l’époque hellénistique sur l’acropole de la ville de Pergame, sous le règne d’ (197-). Ses frises monumentales représentent une gigantomachie, victoire des Dieux sur les Géants, et l’histoire de Télèphe, fondateur légendaire de Pergame. Elles constituent l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture grecque antique et représentent l’apogée du « baroque hellénistique ». L’autel fit, à une époque, partie de la liste des merveilles du monde. On ignore quelles divinités y étaient honorées. Après sa destruction au , certains de ses éléments sont remployés pour la construction de fortifications au ou au début du , et il est réduit à son soubassement. Découvert en 1871 par l’ingénieur allemand Carl Humann, il est transporté et reconstitué à Berlin en 1886, aux termes d’un accord de 1879 entre l’Allemagne et l’Empire ottoman ; il est désormais partiellement reconstitué au musée de Pergame, l'un des musées d'État (Staatliche Museen) de Berlin. Depuis plusieurs décennies, l’État turc réclame sa restitution, en vain. La restauration du monument est en cours. La réouverture envisagée pour 2023, dans le cadre d’un grand plan de rénovation des Staatliche Museen est reportée à 2027 voir 2037. vignette|alt=large escalier et colonnades|upright=2.5|center|Le Grand Autel de Pergame, reconstitué au musée de Pergame, Musées d'État de Berlin. Pergame Pergame était la capitale des Attalides, dont le royaume hellénistique s'émancipe au milieu du de la tutelle séleucide. Les rois qui s’y succédèrent y bâtirent des monuments symbolisant leur puissance, inspirée par les grandes cités de la Grèce classique. upright=1.5|vignette|alt=maquette de la cité|Maquette de la partie haute de Pergame, avec le Grand Autel au centre, musée de Pergame. Toutefois, contrairement aux grandes cités grecques, la ville est au cœur d’un large royaume, et n’est donc plus une cité-état, mais le lieu où se concentre la puissance économique et politique de toute une région, ce qui explique son urbanisme moins fonctionnel, mais plus monumental.