Le fleuve Whanganui (Whanganui River) est le troisième plus long cours d'eau de la Nouvelle-Zélande. Il est situé dans la partie sud de l'île du Nord dans la région de Manawatu-Wanganui, il se déverse dans le détroit de Cook, en mer de Tasman. Il était longtemps connu sous le nom de Wanganui (sans le H) ; son nom fut changé en à la suite d'un accord avec les iwi locaux, ainsi que pour le différencier de la Wanganui dans l'île du Sud. La ville de Wanganui est située à son embouchure. Le , il est doté du statut de personnalité juridique par le Parlement de Nouvelle-Zélande. Long de , les deux rives de ses premiers kilomètres font partie du parc national de Whanganui, mais pas le fleuve lui-même. Le fleuve puise sa source près du , au versant nord du mont Tongariro, l'un des trois volcans actifs du plateau central de l'île du Nord. Il coule au nord-ouest avant de tourner au sud-ouest à proximité de la ville de Taumarunui. De là il continue son cours à travers le terrain accidenté et boisé du King Country avant de tourner au sud-est et passer par les petits villages de Pipiriki et Jerusalem. Il atteint la côte et son embouchure au niveau de la ville de Wanganui. C'est le plus long cours d'eau navigable du pays. Parmi ses affluents on trouve la rivière Whakapapa, le Kakahi, l'Ongarue, le Retaruke, l'Ohura, et le Mangapurua. Une légende des Maoris sur le mont Taranaki/Egmont raconte la création du fleuve. Quand le mont quitta le plateau central pour la côte ouest, la terre s'ouvrit et le fleuve remplit cet espace. Toujours selon la mythologie maori, le premier à explorer le fleuve est Tamatea, l'un des chefs de la migration aux nouvelles terres, qui aurait remonté le fleuve jusqu'au lac Taupo. Beaucoup de lieux sur les rives du Whanganui sont nommés en son honneur. Le Whanganui a toujours été une route commerciale et de communication importante dans l'île du Nord, pour les Maori et les Pakeha. Il est toutefois un fleuve dangereux, avec des eaux torrentielles et plus de 200 chutes.