Une boîte aux lettres ou boîte à lettres, aussi orthographié boite, est un petit conteneur destiné à recevoir du courrier : soit à expédier (boîte aux lettres publique de l'administration postale) ; soit arrivé à destination (boîte aux lettres privée, placée devant ou sur une maison et accessible pour qu'un facteur puisse y déposer le courrier, les journaux et les petits colis). Dans le cas d'un immeuble à appartements multiples, les boîtes aux lettres privées sont groupées au pied de celui-ci, chacune portant sur une étiquette le nom de la personne à qui elle est attribuée. Toutes les boîtes aux lettres publiques se ferment à clé ; certaines boîtes privées sont encore libres d’accès. thumb|Une « bouche de lion », boîte aux lettres pour les dénonciations secrètes. Les « bouches de dénonciation », appelées aussi « bouches de vérité » ou « bouches de lion », étaient souvent considérées comme premières boîtes aux lettres publiques et ont été insérées dès le dans des bâtiments de Venise, Rome, Gênes... et destinées à recevoir des dénonciations secrètes au bénéfice de l'État en matière fiscale ou de santé. Elles vont être utilisées jusqu'au . Au , une boîte pour le dépôt du courrier est fixée à la maison des Messagers des Villes, autorisés à accepter les missives des particuliers, avec mention du lieu où ils se rendent. Au , des boîtes aux lettres publiques sont installées à Paris grâce à Jean-Jacques Renouard de Villayer (un membre de l'Académie française) en 1653, lorsqu'il crée la « Petite Poste », un service payant destiné à permettre l'acheminement rapide et facile du courrier à l'intérieur de la ville même grâce au premier timbre-poste (sous forme d'entier postal). Ce service sera abandonné (les nobles et bourgeois utilisant leurs domestiques ou des coursiers privés pour faire parvenir leurs missives) puis repris et développé, en 1760, par Claude Humbert Piarron de Chamousset. En 1780, Louis XVI confisqua ce service à son profit. On trouve les lieux où sont établies les boîtes à lettres à Paris dans les almanachs royaux.