La Comics Code Authority (CCA) était une organisation de régulation du contenu des comic books publiés aux États-Unis. Les éditeurs adhérents soumettaient leurs publications futures au CCA qui vérifiait leur conformité à un ensemble de règles, le Comics Code. Les comics approuvés obtenaient le droit d'afficher le sceau du CCA sur leur couverture. À son apogée, la CCA constituait de fait un comité de censure des comics. Depuis 2011, l'organisation n'existe plus après que son influence s'est considérablement restreinte. La Comics Code Authority est en partie issue d'une autre association d'éditeurs américains, l', créée le . Cette association avait promulgué un premier Comics Code en six points, inspiré du Code Hays hollywoodien. Les magazines jugés conformes au code obtenaient l'autorisation de présenter un sceau sur leur couverture, avec la mention Authorized ACMP. Conforms to the Comics Code ». Toutefois l’ACMP est un échec dès sa création en raison d'un manque de représentativité : sur 34 éditeurs, seuls 12 y adhérent. À la suite de diverses défections, l’association est dissoute en 1950. La question de la régulation des comics ressurgit brutalement en 1954. Les comics sont alors sur la sellette aux États-Unis. Le psychiatre Fredric Wertham vient de publier Seduction of the Innocent, un livre violemment opposé au genre, qu'il accuse entre autres d'être à l'origine de la délinquance juvénile. Le livre obtient un large écho, créant l'inquiétude chez de nombreux parents dont les enfants sont amateurs de comics. Dans le même temps, une commission d'enquête sénatoriale dirigée par Estes Kefauver s'intéresse elle aussi aux comics comme cause possible de la délinquance juvénile. Ayant interrogé Wertham à titre d'expert, la commission reprend largement ses thèses dans ses conclusions. Elle ne préconise aucune action précise, mais recommande fortement aux éditeurs de comics de « s'amender ». Plusieurs éditeurs interprètent ce conseil comme la menace d'une future législation gouvernementale visant à contrôler le contenu de leurs publications.