Qedousha (prière)La qedousha (קדושה « sanctification ») est un passage de la liturgie juive. Basé sur Isaïe 6:3 et Ezéchiel 3:12, il décrit la sanctification de Dieu par un chœur d’anges auquel se joint l’assemblée des fidèles. Il en existe plusieurs déclinaisons selon qu’il accompagne la répétition de l’officiant, la lecture du shema Israël ou l’étude qui conclut l’office, et chaque rite en possède sa propre version. La sanctification de Dieu au cours de la liturgie est une coutume établie à l’époque de la Mishna (Tossefta Berakhot 1:11), et l’on en attribue l’instauration aux gens de la Grande Assemblée.
Havdalahvignette|Cérémonie de la Havdala, Amsterdam, 1662 gauche|vignette|Coupe, assiette, bougie et bissamim nécessaires à la havdalah La havdalah (en hébreu : הבדלה) est une prière juive dite le soir de shabbat par les Juifs et qui exprime la séparation du kodesh (saint) et du 'hol (ordinaire), c'est-à-dire le passage du shabbat aux jours normaux de la semaine. Cette prière se dit dès la « sortie » de shabath, c'est-à-dire à la fin du jour du shabbat, à l'apparition des trois premières étoiles dans le ciel ou 20 à 120 minutes (selon les traditions communautaires) après le coucher du soleil.
Kol NidreKol Nidre (judéo-araméen: he « Tous les vœux ») est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour et a, pour beaucoup, fini par le désigner. Introduite dans le rituel de prières en dépit de l'opposition d'influentes autorités gaoniques, attaquée au cours du temps par d'éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au , cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites et conduisit à la formulation du serment more judaico.
Grande AssembléeLa Grande Assemblée, Grande Synagogue ou Grand Synode (hébreu : כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה Knesset HaGuedolah) est, selon la tradition juive rabbinique, une assemblée de Sages créée à l'époque d'Esdras ; elle aurait assuré la direction spirituelle du peuple juif au retour d'exil de 410 à 310 avant Jésus Christ, à une époque où la transmission de l'enseignement est essentiellement orale. Ils auraient fait évoluer radicalement la physionomie du judaïsme en le détachant du culte lié au temple et en érigeant l'étude comme mitzva suprême.
Psouqei DeZimraLes psouqei DéZimra (en פסוקי דזמרה, littéralement "les versets de chant") sont un ensemble de versets bibliques qui louent le Dieu créateur qui a choisi le peuple juif pour être le sien, qui l'a sorti d'Égypte, qui lui a donné la Terre d'Israël, etc. Ces louanges sont récités dans la deuxième partie de la prière de Sha'harit, et composent "le monde de la construction" (la prière de Sha'harit étant composée de quatre "mondes"). Ils sont précédés de "barou'h Chéamar", et suivis de "Ychtaba'h", bénédictions au Dieu créateur qui a créé des louanges pour le louer.
GabbaïLe gabbaï est un homme s'occupant de la synagogue et plus de ce qu'il s'y passe, et c'est en fait ce qui le différencie du chamach. Effectivement, le chamach s'occupe plus des affaires techniques de la synagogue telles que les événements se déroulant à la synagogue ou encore les besoins vitaux de la synagogue tels que le nettoyage (par intermédiaire en général), l'électricité, l'eau, et aussi les besoins financiers de la synagogue. Le Gabbaï, par contre s'occupera par exemple de nommer un 'Hazzan ou un lecteur de la Torah, ou alors de faire monter les fidèles à la Torah.
YigdalYigdal (יִגְדָּל « Que soit magnifié [l’Elohim vivant] ») est un hymne juif qui occupe dans plusieurs rites liturgiques une place d’honneur aux côtés d’Adon olam en introduction de l’office matinal et en conclusion de la prière du soir. Versifié et suivant strictement la métrique de la poésie liturgique séfarade, il met en vers les treize articles énoncés par Maïmonide comme obligatoires pour la doctrine juive. Le texte est le même pour l’ensemble des rites mais les ashkénazes ne chantent que treize vers tandis que les séfarades concluent par un verset récapitulatif (en bleuté).
KippaKippa (כִּפָּה ou כִּיפָּה ; pluriel : kippot, כִּפוֹת ou כִּיפּוֹת) est le terme hébraïque désignant la calotte portée traditionnellement par les hommes juifs pratiquants et plus récemment par les femmes du courant libéral lors de la prononciation d'un sacrement. Elle est également appelée yarmoulke ( ou , du יאַרמולקע) aux États-Unis, et parfois kapele (קאפעלע) . Le mot kippa vient de la racine hébraïque (k.f) kaf (כ) qui signifie « paume » voire « cuillère » ou « dôme »/« voûte » en architecture, « ce qui recouvre », soit un objet incurvé.
ArtScrollArtScroll est une maison d'édition juive fondée en 1976 par le rabbin Meir Zlotowitz et le rabbin Nosson Scherman, à Brooklyn, New York, qui est devenue une des plus importantes maisons d'édition sur le judaïsme orthodoxe, à travers le monde. En 1975, un ami du rabbin Meir Zlotowitz, le rabbin Meir Fogel, meurt, sans enfant. Le rabbin Zlotowitz décide de publier, en sa mémoire, une traduction du Livre d'Esther avec des commentaires du rabbin Nosson Scherman. C'est un succès d'édition immédiat. 20,000 copies se vendent.
Tikkoun OlamLe tikkoun olam, ou tikkun olam en anglais, en hébreu : he, « réparation du monde », est un concept issu de la philosophie et de la littérature juive, recouvrant en grande partie la conception juive de la justice sociale ou de réparation dans les courants libéraux, réformateurs et sécularisés, et celui de restauration, d'homéostasie ou d'intégrité dans les courants juifs orthodoxes. Selon certaines explications, plus grand est le nombre de mitzvot (prescriptions religieuses) réalisées, plus le monde se rapproche de la perfection.