Bouddhisme en Chinevignette| Temple du Cheval blanc de Luoyang, site du premier temple bouddhiste en Chine. vignette|Fresque du temple Shaolin. Introduit en Chine au milieu du , le bouddhisme y est devenu à partir de la fin du l’un des trois principaux courants idéologiques et spirituels (les « Trois écoles », ) avec le confucianisme et le taoïsme, tout en y poursuivant son évolution. À l'exception de certaines influences vajrayana (bouddhisme tibétain) ou hinayana, les principaux courants actuels des bouddhismes japonais, coréen et vietnamien proviennent d'écoles mahayana qui sont nées ou ont pris leur essor en Chine.
ĀnāpānasatiĀnāpānasati (āna-apāna-sati, mot pāli) signifie « attention au souffle ». Dans le bouddhisme theravada, le souffle est l'objet de méditation le plus courant quand il s'agit de calmer l'esprit, par la pratique de la méditation "samatha bhavana". Le souffle est toujours présent chez tout être vivant, et ce phénomène se fait parfois de manière consciente, parfois non, ce qui semble être les principales raisons de la popularité de cette pratique. L'attention au souffle est également populaire dans la pratique de la méditation "Vipassana".
SamathaSamatha (en pali) ou shamatha (en sanscrit : शमथ, IAST : śamatha), en tibétain chiné (ཞི་གནས་), désigne dans le bouddhisme la « tranquillité de l'esprit », la « quiétude » ou le « calme mental », et par extension la première étape des pratiques de méditation bouddhique permettant de développer cet état. La deuxième étape de la méditation bouddhique est la pratique de vipassanā, la « vue profonde ». méditation bouddhique La tradition tibétaine se fonde sur les textes de base suivants : le Ratnamegha sutra, le et sur les de Kamalashila.
Dōgen, ou ( - ) est le fondateur de l'école Sōtō du bouddhisme zen au Japon. Il l'introduisit sur l'île après un voyage en Chine. Le Japon de l'époque qui voit naître Dôgen traverse une période de troubles. Le pays est soumis depuis peu à un double pouvoir : celui de l'empereur et de sa cour installée à Kyōto, capitale traditionnelle, et celui du shogun, sorte de général suprême qui détient le pouvoir militaire, établi, lui, à Kamakura. Dans cette société féodale, les grandes familles se disputent le pouvoir.
MéditationLe terme méditation désigne une pratique mentale qui consiste généralement en une attention portée sur un certain objet, au niveau de la pensée, des émotions, du corps. Par exemple méditer un principe philosophique, dans le but d'en approfondir le sens. Dans une approche spirituelle, elle peut être un exercice, voire une voie de réalisation du Soi et d'éveil.
Mantrathumb|300px|Exemple de mantra gravés sur des pierres : une pratique courante dans les régions bouddhistes. Un mantra (sanskrit ; devanāgarī : मन्त्र) est une formule sacrée ou invocation utilisée dans l'hindouisme, le bouddhisme, le sikhisme et le jaïnisme. On trouve les premiers mantra en sanskrit védique dans le Rig-Véda, qui sont utilisés à des fins rituelles. Leur usage a par la suite été systématisé dans le tantrisme en tant qu'instrument de salut. Depuis l'Inde, ils se sont répandus avec le bouddhisme, au Tibet, en Asie du Sud-Est et en Extrême-Orient.
BodhidharmaBodhidharma (sanskrit en devanāgarī : बोधिधर्म « enseignement de sagesse » ; chinois simplifié : 菩提达摩, pútídámó ou 達摩, dámó ; japonais : 達磨, daruma ; c. fin du et début du ), moine bouddhiste persan originaire d'Inde, est le fondateur légendaire en Chine de l'école Chan, courant contemplatif (dhyāna) du mahāyāna, devenue au Japon l’école zen connue en Occident. L’école Chan prétendant remonter au Bouddha, Bodhidharma est considéré comme son et comme son premier patriarche chinois.
École CaodongL'École Caodong (chinois: 曹洞宗, pinyin: Cáodòng zōng, Wade-Giles: Ts'ao-tung-tsung) est une branche du bouddhisme Chan, fondée en Chine, durant la dynastie Tang. Elle a été fondée par Dongshan Liangjie et son disciple Caoshan Benji et forme un courant majeur du Chan chinois. Le nom de l'école dérive des premiers caractères (Cao et Dong) des noms de chacun des fondateurs. On dit que le nom du disciple apparaît avant celui de son maître pour des raisons d'euphonie.
Ōbakuest une des trois principales écoles japonaises du bouddhisme zen, à côté des écoles Sōtō et Rinzai. Elle est également la plus petite de ces trois sectes. Initialement, Obaku est une forme de chan chinois de la dynastie Ming. Son nom vient du mont Houangbo, (province de Fujian, dans le sud-est de la Chine), sur lequel se trouve le premier monastère de l'école, qui en est toujours le siège. Cette école ne fut jamais une secte indépendante, mais simplement un des nombreux courants de la lignée Rinzai.
Eihei-jiL', transcrit aussi Eihai-ji, est l'un des deux principaux temples japonais de l'école Sōtō du bouddhisme zen. Il a été fondé en 1244 par Eihei Dōgen qui introduisit le sōtō au Japon depuis la Chine. Eihei-ji se situe dans le bourg d'Eiheiji, dans la préfecture de Fukui au Japon. thumb|left|upright=.6|Dōgen, le fondateur du temple en 1244. L'Eihei-ji a été fondé en 1244, durant l'époque de Kamakura par Eihei Dōgen dans un bois d'une zone rurale et montagneuse du Japon loin des distractions de la vie urbaine.