Concept

C-commande

En syntaxe, la c-commande (constituent-command (anglais)) est une relation entre nœuds dans les arbres syntaxiques. Pour deux nœuds A et B, on dit que A c-commande B si A ne domine pas B, B ne domine pas A, et tous les ancêtres de A ayant strictement plus d'un descendant dominent B. Dans des arbres n'ayant pas de nœud à un seul descendant, cela revient à dire que A domine B s'il a pour frère un ancêtre de B. Dit d'une autre façon : si A et B sont sœurs (ou frères) ils se c-commandent l'un l'autre. A c-commande les enfants de B, comme B c-commande les enfants de A. Mais nul ne peut c-commander ses parents. Le trait catégorie prend sa valeur lors de la relation locale entre sœurs. L'accord se fait avec la c-commande et prend ainsi sa valeur. droite|vignette|Arbre 1 Dans l'arbre ci-contre, on dit que M est parent ou mère de A et B, que A et B sont enfants ou filles de M, que A et B sont sœurs et que M est grand-parent de C et D. La définition standard de la c-commande est fondée sur la dominance : N1 domine N2 quand N1 est parent, grand-parent... de N2 (N1 doit être placé au-dessus de N2 et il faut pouvoir tracer un trait de N1 à N2 uniquement de haut en bas). Pour que N1 c-commande N2, la sœur de N1 doit dominer N2. Le nœud N1 c-commande le nœud N2 si et seulement si : N1 ne domine pas N2 N2 ne domine pas N1 Le plus bas nœud qui domine N1 domine N2. Cette définition est donnée par Carnie, Haegeman et Radfort. D'après la définition standard, dans l'arbre ci-contre : M ne c-commande aucun nœud car il les domine tous. B c-commande A. C c-commande D, F et G. D c-commande C et E. E ne c-commande aucun nœud car il n'a ni sœur ni fille. F c-commande G. G c-commande F. Si la relation de c-commandement est réciproque (selon l'exemple, c'est le cas de F et G), on parle de c-commendement symétrique. Dans le cas inverse, on parle de c-commandement asymétrique. L'asymétrie est développée par Richard Kayne dans sa théorie de l'antisymétrie. droite|vignette|Arbre 2 L'une des plus anciennes définitions, celle de Reinhart, se fonde sur la dominance immédiate.

À propos de ce résultat
Cette page est générée automatiquement et peut contenir des informations qui ne sont pas correctes, complètes, à jour ou pertinentes par rapport à votre recherche. Il en va de même pour toutes les autres pages de ce site. Veillez à vérifier les informations auprès des sources officielles de l'EPFL.
Publications associées (4)

Types of boredom and other learning activity emotions: A person-centred investigation of inter-individual data

Alexandra Corina Niculescu

Whether boredom is a unitary construct or if multiple types of boredom exist is a long-standing debate. Recent research has established the existence of boredom types based on frequency observations of boredom by experience sampling. This work tries to exp ...
2021

Partially-supervised Mention Detection

James Henderson

Learning to detect entity mentions without using syntactic information can be useful for integration and joint optimization with other tasks. However, it is common to have partially annotated data for this problem. Here, we investigate two approaches to de ...
ACL2020

Transfer Learning from Pre-trained BERT for Pronoun Resolution

Qianqian Qiao, Xingce Bao

The paper describes the submission of the team "We used bert!" to the shared task Gendered Pronoun Resolution (Pair pronouns to their correct entities). Our final submission model based on the fine-tuned BERT (Bidirectional Encoder Representations from Tra ...
ASSOC COMPUTATIONAL LINGUISTICS-ACL2019
Afficher plus
Concepts associés (11)
Syntactic movement
Syntactic movement is the means by which some theories of syntax address discontinuities. Movement was first postulated by structuralist linguists who expressed it in terms of discontinuous constituents or displacement. Some constituents appear to have been displaced from the position in which they receive important features of interpretation. The concept of movement is controversial and is associated with so-called transformational or derivational theories of syntax (such as transformational grammar, government and binding theory, minimalist program).
Rection
En grammaire traditionnelle, la rection est, dans certaines langues, un processus par lequel, dans un rapport syntaxique de subordination, un mot (le régissant) impose à un autre mot (le régi) un certain moyen de réalisation du rapport. Ce moyen dépend de la langue en question et du sens du régissant, pouvant être de nature seulement analytique (une adposition), seulement synthétique (une certaine désinence casuelle) ou analytique et synthétique à la fois.
Théorie du liage
En linguistique, la théorie du liage peut désigner toute théorie ayant pour objet la distribution des éléments pronominaux et anaphoriques. Cette théorie offre des restrictions syntaxiques selon la position du syntagme déterminant (ou nominal). L'idée selon laquelle il devrait y avoir une théorie spécialisée et cohérente s'occupant de ces phénomènes particuliers est apparue dans les travaux autour des grammaires transformationnelles dans les années 1970.
Afficher plus

Graph Chatbot

Chattez avec Graph Search

Posez n’importe quelle question sur les cours, conférences, exercices, recherches, actualités, etc. de l’EPFL ou essayez les exemples de questions ci-dessous.

AVERTISSEMENT : Le chatbot Graph n'est pas programmé pour fournir des réponses explicites ou catégoriques à vos questions. Il transforme plutôt vos questions en demandes API qui sont distribuées aux différents services informatiques officiellement administrés par l'EPFL. Son but est uniquement de collecter et de recommander des références pertinentes à des contenus que vous pouvez explorer pour vous aider à répondre à vos questions.