Bassin sédimentaireUn bassin sédimentaire est une dépression relative de la croûte terrestre située sur un continent émergé, un plateau continental, ou encore dans un océan, formée par subsidence thermique ou tectonique et qui recueille des quantités relativement importantes de matériaux sédimentaires qui, par des phénomènes de diagenèse, se transforment ensuite petit à petit en couches stratifiées de roches sédimentaires. Parmi ces matériaux on peut en particulier trouver des accumulations d'origine organique, comme du charbon.
BiostratigraphieLa biostratigraphie est l'étude de la répartition des espèces fossiles dans les strates sédimentaires et donc dans les temps géologiques. Par des études paléontologiques, elle se donne pour objectif l'établissement d'une chronologie relative. La biostratigraphie intervient par ailleurs comme support de corrélation pour la plupart des autres disciplines des sciences de la Terre. La biostratigraphie utilise des fossiles stratigraphiques pour établir des biozones, une unité fondamentale définie à partir de l'extension d'un ou de plusieurs taxons (a priori, des espèces).
Strate (géologie)vignette|Les strates géologiques sont notamment mises en évidence par les processus d'érosion différentielle liée à la différence de dureté des matériaux (voir géomorphologie). vignette|Des sables accumulés en dunes à ont été consolidés en grès. vignette|Bloc-diagramme illustrant le principe de recoupement : filon rectiligne (B) qui recoupe les strates des roches sédimentaires plus anciennes (A) mais est recoupé par une surface d'érosion postérieure (C) qui limite les strates des roches sédimentaires plus jeunes (D).
Principe de superposition (géologie)vignette|Les couches sédimentaires s'empilent les unes sur les autres, horizontalement, et, de ce principe de superposition, Sténon conclut que chaque strate représente une unité de temps. vignette|Bloc-diagramme illustrant le principe de superposition : filon rectiligne (B) qui recoupe les strates des roches sédimentaires plus anciennes (A) mais est recoupé par une surface d'érosion postérieure (C) qui limite les roches sédimentaires plus jeunes (D). Segmentation de filon (E) par une faille postérieure (F).
ChronostratigraphieLa chronostratigraphie est une branche de la stratigraphie dont l'objet est l'étude de l'âge des couches de roches en relation au temps. Le but de la chronostratigraphie est de classer les différentes séquences et époques des dépôts de roches en fonction de la région géologique, et finalement d’établir un registre géologique complet de la Terre. La nomenclature stratigraphique standard est le système chronostratigraphique fondé sur des intervalles de temps paléontologiques définis par des assemblages de fossiles connus (biostratigraphie).
Datation radiométriqueUne datation radiométrique (dite « par radiochronologie ») est une méthode de datation absolue utilisant la variation régulière au cours du temps de la proportion de radioisotopes dans certains corps. La plus connue est sans doute la datation par le carbone 14, mais il en existe bien d'autres. Toutes ne font pas appel aux mêmes raisonnements physiques et géologiques, et leurs précisions varient. Les méthodes de datations radiométriques constituent le cœur de la géologie isotopique.
Âge de la TerreL'âge de la Terre est, selon les connaissances actuelles, de 4,54 milliards d'années ( ± 1 %). Cette datation repose sur des preuves scientifiques provenant de la datation radiométrique des météorites et se trouve cohérente avec l'âge des échantillons des plus anciennes roches lunaires et terrestres connues. Cet "âge" correspond au début de l'accrétion de la Terre. Avec la Révolution scientifique et le développement de la datation radiométrique, les mesures de traces dans des minéraux riches en uranium démontraient que certains étaient âgés de plus d'un milliard d'années.
Faciès (géologie)En géologie, le terme de faciès (du latin qui signifie « aspect ») est un terme général qui est employé dans plusieurs champs de la discipline. Il a un intérêt descriptif et sert à qualifier un étage lithostratigraphique (une roche ou un minéral) ou biostratigraphique. Les faciès permettent de catégoriser ces étages à l'aide de critères déterminants qui leur sont propres. Le faciès type d'une roche emprunte son nom à une localité type.
Roche sédimentairevignette|Couches de roches sédimentaires datant du Trias (Utah, États-Unis). Les roches sédimentaires proviennent de l'accumulation de sédiments qui se déposent le plus souvent en couches ou lits superposés, appelés strates. Elles résultent de l'accumulation de sédiments divers, c'est-à-dire d'éléments solides (clastes : morceaux de roches ou fragments minéraux, débris coquilliers) et de précipitations à partir de solutions (elles-mêmes constitutives ou à l'origine de ciments, souvent intercalaires entre grains, particules ou clastes).
GéochronologieLa géochronologie est la science employée pour déterminer l'âge des roches, fossiles, et sédiments à partir de différentes méthodes de datation. On distingue deux types de géochronologie : la géochronologie absolue et la géochronologie relative, chacune avec ses propres procédés et résultats qui seront ensuite mis en rapport pour obtenir une datation plus précise. La géochronologie est aussi à la base de la chronostratigraphie qui a pour but d'ordonner chronologiquement les dépôts sédimentaires et ainsi établir un registre géologique complet de la Terre.