thumb|right|Joie de vivre (sculpture de Richard MacDonald, 2002). La joie est une émotion et un synonyme de content ou un sentiment de satisfaction ou de plaisir, qu'éprouve un individu au moment où une de ses aspirations, ou un de ses désirs vient à être satisfait d'une manière réelle ou imaginaire – ou parfois, sans raison apparente. Difficile à définir sur le plan biologique et à distinguer d'autres concepts, la notion de joie recouvre une ambivalence (joie-paix et joie-euphorie) qui entretient une confusion commune. Elle est souvent prise comme synonyme de bonheur ou de plaisir. La joie est une notion qui désigne, dans son sens le plus courant, le sentiment d'une personne en présence d'une autre personne, d'une situation ou d'un bien qui lui convient. Dans la philosophie moderne, de nouvelles conceptions de la joie apparaissent. Au , c'est le philosophe hollandais Spinoza qui est le grand penseur de la joie, en particulier dans son Éthique où la joie forme, avec la tristesse et le désir, l'un des trois affects fondamentaux de l'être humain : tous les autres sentiments (amour, haine, espérance, crainte, etc.) se définissent comme des formes particulières de joie ou de tristesse. La joie (lætitia en latin) est définie par Spinoza comme « le passage de l'homme d'une moindre à une plus grande perfection », c'est-à-dire comme une augmentation de forces et de la réalisation de soi d'un être humain. La joie est ainsi un accroissement de notre puissance, lié à la réalisation de nos désirs et de notre effort (conatus en latin) pour persévérer dans l'existence. Dans la philosophie contemporaine, Nietzsche associe la joie à la capacité d'approbation de l'existence (amor fati), malgré son caractère tragique, comme expression de la volonté de puissance qui assume d'être joyeuse malgré les souffrances de la vie, sans se réfugier dans un bonheur illusoire (religion, idéalisme).