vignette|Quartier populaire de la période d'Edo (Fukagawa Edo Museum) vignette|Maison de marchand (Fukagawa Edo Museum) vignette|Cuisine de commerçant; poêle de chaudière en cuivre (Fukagawa Edo Museum) vignette|Appartements de district de la classe ouvrière (Fukagawa Edo Museum) La société japonaise à l'époque d'Edo (ou période Tokugawa) est gouvernée par des coutumes et des règlements stricts visant à promouvoir la stabilité. Les idées confucéennes servent de fondement à un système de strictes prescriptions sociales. Au sommet de l'ordre social, mais au-dessous de l'empereur du Japon, du shogun et des daimyos (seigneurs), se trouvent les samouraïs qui constituent la classe dirigeante. La seconde classe la plus respectée est celle des paysans (heimin), qui vivent dans les villages et produisent les biens agricoles. L'urbanisation croissante et la hausse de la consommation créent les classes marchandes et artisanales dans les villes. La mobilité sociale au cours de cette période est très limitée. Tandis que la richesse se concentre à l'extérieur de la classe des samouraïs, les conflits entre les classes apparaissent et l'ordre social est de plus en plus contesté. Le gouvernement Tokugawa a intentionnellement créé un ordre social appelé les « quatre divisions de la société » (shinōkōshō), destiné à stabiliser le pays. Ce système s'inspire des idées confucéennes qui se propagent vers le Japon à partir de la Chine. La société est ainsi composée de samouraïs (士 shi), de paysans (農 nō), d'artisans (工 kō) et de marchands (商 shō). Les samouraïs sont placés au sommet de la société car ils ont créé un ordre et un exemple moral élevé que doivent suivre les autres. Ce système a pour but de renforcer leur position de pouvoir dans la société en justifiant leur statut de gouvernants. Les paysans viennent ensuite parce qu'ils produisent la denrée la plus importante, la nourriture. Selon la philosophie confucéenne, la société ne pourrait pas survivre sans l'agriculture. En troisième place se trouvent les artisans, car ils produisent les biens non essentiels.