vignette|redresse=1.1|Confirmationis Sacramentum, par Pietro Longhi. La confirmation (du latin confirmatio, action de consolider, d'étayer, d'affermir, encouragements, affirmation) est un sacrement de l'initiation chrétienne dans l'Église catholique et l'Église orthodoxe (plutôt appelée chrismation). La confirmation protestante, pratiquée notamment dans les Églises réformées (y compris presbytériennes et congrégationnalistes), luthériennes ou méthodistes, n'y est pas considérée comme un sacrement mais comme un simple rappel du baptême lors du passage d'un enfant à l'âge considéré comme adulte au sein de la communauté, c'est-à-dire à la fin de son instruction religieuse (vers ). Cette cérémonie n’a pas lieu chez les chrétiens évangéliques qui pratiquent uniquement le baptême du croyant comme profession de foi. Certaines églises parlent du Saint-Scellé. Jean le Baptiste puis Jésus ont promis un baptême dans l'Esprit. Les Actes des Apôtres évoquent Pierre annonçant après la Pentecôte à ceux qui se convertissaient qu'ils recevraient le baptême et les dons de l'Esprit (Actes 2, 38). Au cours des premiers siècles, le baptême proprement dit et le don de l'Esprit saint semblent avoir été conférés successivement. Tertullien (160-220) et la Tradition apostolique parlent du bain baptismal par triple immersion et d'onction avec de l'huile consacrée selon l'usage antique, puis d'une imposition des mains en invoquant l'Esprit saint. Hippolyte de Rome parle d'une double onction post-baptismale, la première donnée par un prêtre, et la seconde par l'évêque. Origène fait référence à cette association des deux rites, disant : . Par la suite, Ambroise de Milan et Cyrille de Jérusalem vont dans le même sens. vignette|redresse=1.3|gauche|Le baptême et la confirmation, bas-relief d'Italie du Nord, IVe-Ve siècle. Dans le christianisme primitif, le baptême et la confirmation ne formaient qu'une seule célébration lors de la veillée pascale.