La panique de 1837 est une panique bancaire qui se produit aux États-Unis après une période de fièvre spéculative. La bulle éclate le à New York, lorsque les banques cessent tout paiement en espèce (monnaie or ou argent). La panique est suivie d'une dépression longue de cinq années, accompagnée de faillites bancaires et d'un taux record de chômage. Selon les partisans du président Andrew Jackson, l'introduction par les banques du papier-monnaie créait un risque d'inflation, car trop de billets n'étaient pas couverts par une réserve équivalente en or. Un décret d'Andrew Jackson, le Specie Circular, décida qu'à partir du tout terrain acheté à l’État américain devait être payé en or. Cette décision visait à doper le prix de l'or pour encourager la conquête de l'Ouest, déjà expérimentée à Auraria en Géorgie, dans les années 1832 et 1833, par des loteries promettant aux colons les terres aurifères des Cherokees, chassés par le traité de New Echota. Andrew Jackson prétendit faire d'une pierre deux coups : enrichir l’État et les colons, d'une vraie richesse, fondée sur l'or. Le Specie Circular créa progressivement une pénurie d'or et incita les spéculateurs à vendre leurs billets de banque contre de l'or, suscitant progressivement une défiance dans le papier-monnaie. Le président Andrew Jackson refusa au même moment de renouveler la charte de la Second Bank of the United States, ce qui se traduisit par le retrait des fonds gouvernementaux de cette banque, chargée de refinancer tout le système bancaire. Cela fragilisa du coup toutes les autres banques et aggrava la défiance dans le papier-monnaie. Son successeur, Martin Van Buren, prit ses fonctions en , cinq semaines avant la panique. Son refus d'impliquer le gouvernement dans l'économie fut considéré comme ayant contribué à la durée de cette crise. Lorsqu'on analyse la bulle financière qui précéda la panique de 1837, à l'aide des connaissances actuelles, on constate qu'elle fut surtout créée par des capitaux extérieurs.