vignette|250px|Affiche de la Commune de Paris appelant tout citoyen valide aux armes. Un communard, plus rarement communeux ou communaliste, est une personne ayant participé à une des communes insurrectionnelles de France en , dont notamment la Commune de Paris. La plupart exercent des professions libérales, sont petits commerçants, ouvriers, employés ou artistes (en tant que tels représentés au Conseil de la Commune), et ont pour points communs d'être républicains partisans de la démocratie directe et opposés à la capitulation française lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871. Les profils politiques précis des communards sont variés mais une part importante se rattache au socialisme (tendances historiques de l'époque), à l'anarchisme ou à d'autre mouvements se réclamant de l'autogestion. Organisés défensivement au sein de la garde nationale lors de la guerre civile de 1871, ils furent écrasés militairement par l'armée régulière française fidèle au gouvernement de Versailles. Le mouvement communard est né à la suite d'un soulèvement des Parisiens le . L’élection d’un Conseil général de la commune de Paris est organisée ( sur ) ; il se compose de dont qui démissionnent rapidement. Ce conseil s’illustre comme un contre-gouvernement autonome où dix commissions remplacent les ministères. Il est dominé par l’extrême gauche où plusieurs groupes sont représentés : jacobins centralisateurs, marxistes internationalistes, blanquistes indépendants et anarchistes. Les communards veulent une république fédéraliste, démocratique et sociale avec une autonomie absolue des communes de France, ainsi qu'une séparation de l’Église et de l’État. Cependant, si le mouvement communard perdure à Paris, des grandes villes de France comme Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Toulouse, Narbonne voient le mouvement s’essouffler et s'abréger. En effet, depuis Versailles, la propagande d’Adolphe Thiers provoque le rejet du mouvement dans les campagnes. À Paris, les communards sont environ dont .