École pythagoricienneL’école pythagoricienne fondée par Pythagore (580-495 av. J.-C.) en Grande-Grèce constitue une confrérie à la fois scientifique et religieuse : le pythagorisme repose en effet sur une initiation et propose à ses adeptes un mode de vie éthique et alimentaire, ainsi que des recherches scientifiques sur le cosmos. Bien que le terme d'école philosophique soit contesté et qu'on préfère généralement parler de secte pour le pythagorisme, cette association religieuse, politique et philosophique dura neuf ou dix générations, et a joui d'une très grande notoriété aussi bien dans l'antiquité grecque que romaine.
AnaximèneAnaximène (en Ἀναξιμένης / Anaximếnês) est un philosophe grec né vers 585 av. J.-C., mort vers 525 av. J.-C. Anaximène est fils d'Eurystrate ; selon Diogène Laërce (II, 3), il est mort dans la olympiade (528-525 av. J.-C.). Il fut le dernier disciple de l'école milésienne fondée par Thalès. Il aurait été l'élève d'Anaximandre et lui succéda. Ses écrits, à part quelques fragments, ont disparu. Diogène Laërce (II, 4 et 5) nous a transmis deux lettres de lui à Pythagore. Il eut peut-être Anaxagore et Diogène d'Apollonie pour disciples.
Zénon d'ÉléeZénon d'Élée (en grec ancien / Zếnôn), né vers 490 et mort vers 430 av. J.-C., est un philosophe grec présocratique. Surnommé « le Palamède d'Élée », selon une interprétation de Diogène Laërce qui voit en Zénon un palamède, c'est-à-dire un habile dialecticien, dont parle Platon dans le Phèdre. Il serait le principal disciple de Parménide, qui fut aussi son amant. Platon, dans le dialogue du Parménide, rapporte non sans complaisance, une rumeur ambiguë selon laquelle Zénon aurait été l'amant de son maître.
XénophaneXénophane, en Ξενοφάνης (né vers 570 av. J.-C. à Colophon en Ionie, mort vers 475 av. J.-C.) est un philosophe présocratique, poète et scientifique grec. Exilé de Colophon tombé sous la domination perse, il semble avoir émigré en Sicile et s'être réfugié d'abord à Zancle et à Catane, avant de se rendre à Élée dont il fonde probablement l'école éponyme. Les données attestées ne permettent pas de déterminer s'il mourut à Élée, ou s'il retourna finalement à Colophon. Il s’oppose fortement à l’anthropomorphisme et s’applique à démontrer l’unicité divine.
NéoplatonismeLe néoplatonisme est une doctrine philosophique, élaborée par des platoniciens de l'Antiquité tardive à la suite du médio-platonisme. Philon d'Alexandrie est le précurseur de ce mouvement vers 40, puis il se développe à Rome à partir de 232 par Ammonios Saccas, maître de Plotin, et les élèves de ce dernier, Porphyre et Jamblique. Le néoplatonisme est une école très influente dans l'Antiquité, avec de grands continuateurs comme Proclus, jusqu'à l'exil de ses derniers représentants comme Damascios et Simplicios de Cilicie en 529, à la suite de la fermeture des écoles et lieux de culte païens par l'empereur Justinien.
SocrateSocrate (en Σωκράτης / Sōkrátēs ) est un philosophe grec du (né vers -470/469, mort en -399). Il est connu comme l’un des créateurs de la philosophie morale. Socrate n’a laissé aucun écrit, sa pensée et sa réputation se sont transmises par des témoignages indirects. Ses disciples, Platon et Xénophon, ont notablement œuvré à maintenir l'image de leur maître, qui est mis en scène dans leurs œuvres respectives. Les philosophes Démétrios de Phalère, et Maxime de Tyr dans sa Neuvième Dissertation ont écrit que Socrate est mort à l’âge de .
ÉléeÉlée (en grec ancien ) ou Vélia pour les Romains (en latin Velia) était une cité grecque de la côte tyrrhénienne, en Campanie, près du golfe de Salerne. C'est ici que fut créée l'école éléatique, école philosophique fondée par Parménide et Xénophane et suivie par Zénon d'Élée et Mélissos. D'un point de vue administratif, l'actuelle Velia est une frazione de la commune italienne d'Ascea, Ascea-Velia depuis 2003 (province de Salerne) et compte environ un millier d'habitants.
SpeusippeNeveu de Platon, scholarque de l'Académie de Platon, Speusippe (407 à ) est un platonicien, mais convaincu de la nécessité de reconstruire la philosophie de Platon. Il a critiqué l'hédonisme et a été lui-même réfuté par Aristote parce qu’il abandonnait la notion de forme et la relation au monde sensible. Il a remplacé la théorie des nombres idéaux du dernier Platon par les entités mathématiques elles-mêmes, en tant que pure réalité, ce qui fit dire à Aristote : .
Principe de raison suffisanteLe principe de raison suffisante est un principe philosophique (ou axiome). Dans sa formulation originelle, par Leibniz, il affirme que « jamais rien n'arrive sans qu'il y ait une cause ou du moins une raison déterminante, c'est-à-dire qui puisse servir à rendre raison a priori pourquoi cela est existant plutôt que non existant et pourquoi cela est ainsi plutôt que de toute autre façon » (Théodicée, I, 44). Le principe de raison suffisante remonte au moins à Saint Thomas d'Aquin qui l'utilise dans la troisième voie pour démontrer l'existence de Dieu par la raison naturelle.
Ex nihiloEx nihilo est une expression latine signifiant « à partir de rien ». Elle est souvent utilisée en conjonction avec un terme exprimant une idée de création, comme dans le concept théologico-cosmologique de creatio ex nihilo, qui signifie littéralement « création à partir de rien », par opposition à une creatio ex materia, création à partir d'un substrat préexistant. Cette expression apparaît dans la formulation ex nihilo nihil fit, « rien ne vient de rien », et se retrouve en science avec le premier principe de la thermodynamique (conservation de l'énergie).