vignette|droite|Satellite de télécommunications Syncom IV de l'armée américaine placé en orbite géosynchrone. Il fut envoyé dans l'espace en 1985 lors de la guerre froide. La militarisation de l'espace (à ne pas confondre avec sa sous-catégorie, arsenalisation de l'espace) désigne le développement d'armes et de techniques militaires dans l'espace. Le terme apparaît pour la première fois dans les années 1960 dans le cadre de la guerre froide et de la course à l'espace, qui opposait les deux superpuissances que furent les États-Unis et l'URSS, pour faire référence à l'envoi de satellites espions dans l'espace. La menace posée également par les missiles balistiques intercontinentaux incite plusieurs États à se doter d'une technique de défense antimissile. Un nouveau type de missile est également apparu : le missile antisatellite. À l'horizon des années 2010, seuls les États-Unis et la république populaire de Chine semblent avoir la capacité de produire de tels missiles. Par ailleurs, d'autres pays ont développé un programme de satellites militaires : il s'agit, entre autres, de la France (Helios 1B et Helios 2A), du Royaume-Uni (Skynet), de l'Italie (COSMO-SkyMed), de la Chine (Fanhui Shi Weixing), de l'Inde (RISAT-1 et RISAT-2), Israël (Ofek) et du Japon (Information Gathering Satellite). L'Allemagne a également lancé récemment (en 2006) son système SAR-Lupe mis en orbite par un lanceur russe Cosmos. 50 % du budget spatial mondial est consacré au domaine militaire dont 90 % sont toujours détenus par les États-Unis en 2010. Il existe un droit de l'espace, ainsi, selon le traité de l'espace, les armes de destruction massive sont illégales en orbite terrestre. Celui-ci trouve son origine dans le fait qu'il vise à empêcher l'URSS de neutraliser les satellites de reconnaissance occidentaux (voir crise de Spoutnik et Spoutnik 1). Le Bureau des affaires spatiales des Nations unies (UNOOSA) veille à ce que ce traité soit respecté. Néanmoins, aucun traité n'interdit formellement les autres armes et contrôler l'application d'un éventuel nouveau traité s'avère être difficile par les instances de l'ONU.