Anik (de l'inuktitut ᐊᓂᒃ, « petit frère ») est le nom d'une série de satellites canadiens de communications intérieures à usage commercial. Les satellites sont lancés afin d'offrir aux canadiens, même en région éloignée, des services de téléphonie, de radio et de télévision. Ils succèdent aux anciennes séries Alouette et ISIS et sont mis en place par Télésat Canada. Le premier volet du programme lors de sa création dans les années 1970 est de minimiser les coûts et frais d'exploitation des compagnies pétrolières installées dans le grand nord canadien. Le second volet est d'offrir des moyens de communication aux communautés présentes dans le grand nord. Lors de son lancement, plusieurs craintes de perte d'identité culturelle chez les Autochtones du Canada se font sentir. Si on reproche au programme son risque de « noyer » les peuples autochtones dans une culture plus propre aux grandes villes telles que Toronto ou Montréal, les responsables voient davantage en Anik un moyen permettant aux différentes communautés de en facilitant notamment les échanges entre chaque communauté. thumb|200px|Inspection d'un satellite Anik A. La série Anik A est la première génération de satellites Anik. Conçus et construits par l'entreprise Hughes Aircraft en Californie (États-Unis), la série A est devenue la première série de satellites domestiques nationaux. Il s'agit aussi du premier satellite non militaire à être placé en orbite géostationnaire. Les trois satellites Anik A sont munis de de communication (répéteur) sur une bande de . Les signaux sont transmis à environ une centaine de stations terrestres au Canada qui font la rediffusion locale. Lancé le à la base de lancement de Cap Canaveral (alors sous le nom de Cape Kennedy) en Floride (États-Unis), Anik A1 de Télésat Canada fait partie de la génération Hughes 333. D'une durée de vie estimée de 7 ans, Anik A1 restera en fonction près de 10 ans. Anik A1 viendra apporter pour plusieurs communautés du Nord du Canada leurs premières émissions télévisées en direct.
Pierre-André Farine, Cyril Botteron, Jérôme Leclère, Vincenzo Capuano, Paul David Blunt, Jia Tian, Yanguang Wang