thumb|Opérations navales durant la Première Guerre mondiale La guerre navale durant la Première Guerre mondiale fut caractérisée principalement par les efforts des puissances alliées, avec leurs flottes supérieures et leur position favorisant l’encerclement, en vue d’établir un blocus maritime des empires centraux, et par les efforts des empires centraux pour briser ce blocus voire pour établir un blocus effectif du Royaume-Uni et de la France avec des sous-marins et des bâtiments d'attaque. La course aux armements navals, principalement entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne pour construire des cuirassés dreadnought au début du , est l'objet d’un certain nombre d'études et d'ouvrages. La tentative de l'Allemagne de construire une flotte de cuirassés pouvant rivaliser avec celle du Royaume-Uni, la puissance navale dominante du et un pays insulaire qui dépendait du commerce maritime pour sa survie, est souvent identifiée comme une cause majeure de l'inimitié entre les deux pays qui contribua parmi d'autres choses à ce que le Royaume-Uni se range aux côtés de la France et de la Russie. Les dirigeants allemands désiraient posséder une marine en proportion de leur puissance économique et militaire, qui pourrait libérer leur commerce extérieur et leur permettre d'établir un véritable empire colonial outre-mer, mais une telle flotte mettrait inévitablement en danger le commerce de la Grande-Bretagne et son empire. Depuis la première crise marocaine (sur le statut colonial du Maroc, entre et ), il y avait eu une course aux armements, opposant les puissances européennes. Plusieurs événements les avaient menées à cela. Le capitaine Alfred Thayer Mahan était un officier de la marine américaine, très intéressé par l'histoire de la marine britannique. En 1887, il publia (L'influence de la puissance maritime sur l'Histoire). Le thème de ce livre était la suprématie navale comme clef du monde moderne. Son argument était que chaque nation qui avait dominé les mers, de Rome à la Grande-Bretagne, avait prospéré, tandis que celles qui n’avaient pas la suprématie navale, comme la Carthage d'Hannibal ou la France de Napoléon, n'avaient pas prospéré.