vignette|Icône de l'Échelle sainte, , fond d'or. Le nom de couleur or désigne soit l'aspect du métal ou de ses imitations, soit une couleur similaire. L’or a été utilisé comme revêtement, sous forme de feuilles très minces appliquées sur les surfaces, de l'Antiquité à nos jours. En peinture, il a servi principalement au Moyen Âge et plus tard dans les icônes. En décoration, il sert principalement pour les encadrements et des éléments d'architecture intérieure. Dans l'habillement, il sert, rarement, pour des tissus de prix, comme des brocarts et des pièces décoratives rapportées comme les soutaches. En peinture, pour la représentation du métal doré ou d'autres usages, des pigments historiques jaunes comme l'or mussif, l'orpiment, le massicot donnent des couleurs appropriées. À l'époque moderne, le jaune d'or est une nuance de jaune tirant sur l'orangé. En héraldique, or désigne le jaune, sans indication de nuance. L'or est un métal très ductile, ce qui le rend difficile à réduire en poudre pour servir comme pigment dans une peinture. On l'utilise en feuilles d'or battu très minces, qui s'appliquent directement sur les surfaces, souvent préalablement colorées en rouge pour en réchauffer la couleur. La couleur de l'or brut est d'un jaune terne qui pourrait aisément être remplacé par un pigment, et l'a été quand c'était possible, mais, poli, l'éclat du métal, particulièrement vu dans la clarté mouvante de bougies, est irremplaçable. Cependant, on a tenté de fabriquer des encres ou des peintures d'or, malgré les difficultés. Le Colour Index enregistre l'or pigment comme Pigment Métal 3. Dans l'enluminure et la peinture médiévale, la feuille d'or est fixée sur le support avec une colle à l'eau très légère, et souvent protégée de l'humidité par un vernis. Elle est ensuite polie avec un brunissoir souvent fait avec une incisive de gros animal. La peinture à l'or est une peinture métallisée, où de fines particules d'or sont incorporées à une pâte transparente verte ou bleue.
Roger Hersch, Andrea Maesani, Thomas Bugnon