La dendrométrie désigne l'opération qui (pour l'écologue, le sylviculteur ou l'acheteur de bois) mesure le diamètre des arbres. Par extension, ce mot désigne aussi l'opération qui par différents moyens mesure certaines caractéristiques physiques quantifiables des arbres (et/ou de peuplements) : diamètre (mesuré à hauteur de poitrine) ; hauteur, volume (cubage) ; épaisseur de l’écorce ; forme ; âge ; nature, état et volume ou diamètre du bois-mort. On peut alors ainsi produire des valeurs moyennes, minima et maxima pour le diamètre et la taille, la densité du bois, le volume moyen, facteur d’élancement... Ces valeurs sont d'intérêt économique, mais peuvent aussi aider à mesurer l'état de conservation du milieu et à mieux planifier la gestion forestière. La dendrométrie a un débouché économique avec les tarifs de cubage, et un intérêt sylvicole et écologique pour le gestionnaire (évaluation des dynamiques d’accroissements et de productivité, distance par rapport à des indicateurs de « bon état écologique », écocertification, évaluation d'absorption ou de puits de carbone, etc.). Différents outils de calcul ou mesure de la hauteur ou épaisseur ou du cubage des arbres. Il existe aussi les appareils pour les mesures dendrométriques complètes (hauteur, projection et profil du houppier, profils de tronc). En France, pour permettre des mesures homogènes et comparables, un « protocole de suivi dendrométrique » des réserves forestières (PSDRF ; autrefois dit protocole MEDD, naturalité, réserves, PSEF, etc.) est en cours de mise au point (2012) à partir d'un travail associant notamment l'ENGREF, Réserves naturelles de France, et l'ONF, le Cemagref (devenu IRSTEA) et l'IFN. Un logiciel de saisie directe sur Terminal de Saisie (TDS), dit « dendro » et disponible depuis 2010, produit par RNF et l’ONF, et une plateforme de centralisation et de traitement des données est prévue.
Rita Bütler Sauvain, Rodolphe Schlaepfer
Alexandre Buttler, Rodolphe Schlaepfer, Jean-Michel Gobat