Au théâtre, à l'opéra, au cinéma et à la télévision, un figurant est un acteur — ou une actrice — qui ne prend qu'une part accessoire à l'histoire. Un figurant qui parle se nomme une « silhouette ». La figuration permet de découvrir le domaine du spectacle et est rémunérée. Au cinéma, on emploie plus fréquemment le terme d’« acteur de complément ». En argot théâtral, faire de la figuration se dit « faire de la frime ». Au , les figurants étaient souvent cantonnés à des rôles de soldats (les fameux « hallebardiers »), de valets ou de servantes. Les figurantes de féeries, revues ou ballets étaient appelées « porte-maillots » ou « marcheuses ». Généralement légèrement vêtues (et de mœurs souvent tout aussi légères, d'où leur surnom), elles constituaient, sous l'alibi d'une présence purement décorative, un élément érotique extrêmement prisé par les spectateurs masculins. Si le recours à des amateurs, recrutés au dernier moment dans la rue par le régisseur du théâtre, était courant à cette époque, le développement du cinéma a entraîné une professionnalisation de la fonction ainsi qu'une extension de ses attributions. Ainsi, un figurant auquel est confié une action qui le distingue d'une foule est appelé silhouette. Il peut se voir également confier quelques répliques de texte. On parle alors de « figuration intelligente ». Le montant du cachet dépend de l'importance de ces attributions. Dans la distribution des opéras à effectif important il faut distinguer les choristes, qui font partie des musiciens et peuvent eux-mêmes être en grand nombre et constituer une foule, des figurants qui peuvent parfois se faire confier des petits rôles non chantés en tant que comédiens. À l'âge d'or des studios hollywoodiens, dans les années 1930-1940, le Central Casting regroupait quotidiennement tous les besoins en figuration du studio. Les figurants (en anglais extras ou background actors) étaient embauchés, sous réserve d'être inscrits auprès d'un syndicat, en se présentant le matin même au studio.