Le Parti communiste de Finlande (en finnois Suomen Kommunistinen Puolue ; en suédois Finlands kommunistiska parti, abrégé en SKP), créé le et dissous en 1992, était un parti politique finlandais. En 1918, les « Rouges » perdent la Guerre civile finlandaise ; une grande partie des dirigeants des Gardes rouges et du Parti social-démocrate de Finlande fuient la Finlande et passent en République socialiste fédérative soviétique de Russie. Là, à Moscou, les dirigeants réfugiés dont Yrjö Sirola, créent le Parti communiste de Finlande. Le SKP demeure illégal en Finlande jusqu'en 1944 ; il a participé à la vie politique finlandaise sous le couvert de deux organisations successives : le Parti socialiste des travailleurs de Finlande de 1920 à 1923, puis l' entre 1924 et 1930. Ces deux partis, en étroite relation avec le Parti communiste finlandais qui siégeait en Carélie soviétique, seront interdits par le gouvernement. Légalisé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le SKP s'est ensuite toujours présenté aux élections sous l'étiquette de la Ligue démocratique du peuple finlandais. Cette coalition, qu'il dominait largement, a obtenu le groupe parlementaire le plus important à l'Eduskunta lors des élections de 1958. Le SKP obtient, par l'intermédiaire de la Ligue, entre 17 et 24 % de 1944 à 1979. Le SKP a participé à de nombreux gouvernements dans la période d'après-guerre, d'abord au sein du gouvernement de coalition formé à la fin du conflit, puis dans le cadre de la politique d'amitié avec l'URSS menée par le président Urho Kekkonen et son Parti du centre. Le SKP est demeuré, pendant la guerre froide, l'un des partis communistes les plus puissants d'Europe en dehors des pays de l'Est : il était l'un des seuls, avec le Parti communiste italien et le Parti communiste français, à bénéficier d'un électorat important dans un contexte démocratique. Avec la chute du mur de Berlin et le déclin de l'idéologie communiste, des dissensions apparaissent qui mènent à une faillite, tant financière que de représentativité, en 1992.