Le mot cyberféminisme est utilisé pour décrire les activités d’une communauté féministe s’intéressant au cyberespace, à internet et aux technologies numériques. L’expression a été inventée dans les années 1990 pour décrire le travail critique, activiste, artistique et théorique de féministes sur internet et dans les technologies numériques. S’il résiste à une définition rigoureuse, il s’attache au développement et à l’expression du féminisme dans le contexte des interactions et de l’art en ligne. Le terme « cyberféminisme » a été utilisé pour la première fois par le collectif australien VNS Matrix en 1991 dans leur « Manifeste cyberféministe pour le ». Dans ce manifeste, VNS Matrix proclame le fameux « Le clitoris est un lien direct vers la matrice ». Julianne Pierce, membre du collectif, explique : Carolyn Guertin (professeur à l'Université de Toronto et aujourd'hui à l'Université du Texas à Arlington) écrit que « le cyberféminisme est né simultanément en trois points différents du globe, à un instant particulier de 1992. Au Canada, Nancy Paterson, une artiste célèbre pour ses installations de haute technologie, écrit un article intitulé « Cyberféminisme » pour le site Gopher Stacy Horn Echo. En Australie, VNS Matrix (Josephine Starrs, Julianne Pierce, Francesca da Rimini et Virginia Barratt) a inventé le terme pour étiqueter ses actes féministes radicaux et son agenda viral : introduire les femmes, les fluides corporels et la conscience politique dans les espaces électroniques. La même année, Sadie Plant, une anglaise théoricienne en études culturelles, choisit ce terme pour décrire l'influence féminisante de la technologie sur la société occidentale et ses habitants. En 1997, lors de la première conférence internationale cyberféministe qui a lieu à documenta X à Cassel en Allemagne, le Old Boys' Network (OBN), l'organisme qui se définit comme le pivot central de la réflexion cyberféministe, a refusé de définir l'école de pensée et rédigé en lieu et place les « 100 Anti-Thèses du Cyberféminisme » afin de refuser la fermeture ou la classification.