Un nom de marque lexicalisé ou nom de marque générique est une marque déposée qui, dans l'usage courant voire familier, est souvent utilisée pour désigner un type donné de produit ou de service. Lorsqu'une marque — qui est un nom propre — devient un nom commun ou remplace le nom commun préexistant, cette marque est devenue générique et éponyme. Il s'agit d'un cas particulier d'antonomase du nom propre. Escalator ou Botox en sont des exemples classiques tout comme Scotch, Frigidaire, Rubalise ou Mobylette. Cette lexicalisation est perceptible lorsqu'on en vient à considérer la marque comme un nom commun : le mot peut alors généralement s'écrire avec une minuscule initiale, s'accorder en nombre et genre, voire faire son entrée dans les dictionnaires. En France, selon l’article L714-6 du Code de la propriété intellectuelle, le titulaire d’une marque encourt la déchéance de ses droits sur cette marque devenue de son fait la dénomination usuelle dans le commerce des produits et services couverts par cette marque. C'est la raison pour laquelle certains propriétaires de marques s’opposent à leur utilisation générique. Un nom de marque devient typiquement générique lorsque les produits ou les services avec lesquels il est associé dominent le marché ou l'esprit des consommateurs. Une marque peut toutefois devenir générique sans détenir une part de marché significative, à travers des mécanismes comme le marketing viral ou parce que son nom est plus simple que le nom générique correspondant (exemples : « Kleenex » pour « mouchoir en papier » ou « Klaxon » pour « avertisseur sonore »). Il n'y a pas de faute à l'usage de ces noms, s'ils sont connus et compris des interlocuteurs ; ce choix n'est régi que par l'usage commun de la langue. Le propriétaire de la marque peut s'opposer à cet usage mais la jurisprudence est très précise sur ce sujet. Ainsi une personne qui avait acheté le la marque Pédalo a poursuivi à de multiples reprises des plagistes qui utilisaient ce terme.