thumb|Le Mavi Marmara quitte le port d’Antalya le . L’abordage de la flottille pour Gaza est une opération de l'armée israélienne du dirigée, en haute mer, contre une flottille de bateaux de militants pro-palestiniens qui tentaient de briser le blocus de la bande de Gaza. La « flottille de la liberté » ou « flottille Free Gaza » comprenait huit cargos transportant près de 700 passagers, de l’aide humanitaire et des matériaux de construction destinés à la population de la bande de Gaza. L'intervention militaire a fait neuf morts et vingt-huit blessés parmi les militants, et dix blessés parmi les militaires israéliens. La suite d'événements ayant conduit à ces morts a fait l'objet d'une bataille de communication. Les autorités israéliennes ont notamment diffusé une vidéo qui montre des passagers attaquer et blesser avec des armes les soldats au moment de l'arraisonnement, à laquelle les militants parlent d'une réaction à l'armée israélienne, sans provocation de leur part. Cette action a été largement condamnée par la communauté internationale et a placé Israël dans une situation délicate. Divers avis juridiques sur l’abordage du Mavi Marmara ont été donnés, certains dont Serge Sur estimant qu’il est , d’autres, comme Alan Dershowitz, estiment qu’il est tout à fait légal. Le , l'ONU rend public le rapport de sa commission d'enquête (rapport Palmer) présentant les responsabilités des différentes parties : d'une part le blocus maritime est estimé légal, Israël étant donc justifié à intercepter la flottille ainsi qu'à faire usage de la force dès lors que les militaires ; d'autre part, la procédure israélienne d'arraisonnement du navire est estimée , et le nombre de victimes est considéré . La Turquie, qui estime toujours le blocus comme illégal, a décidé de porter l'affaire devant la Cour internationale de justice. Les Comores portent plainte auprès de la Cour pénale internationale en . Cette plainte est initialement rejetée par la procureure, qui estime que les crimes ne sont pas .