Lenseignement pour l’examen est une pratique pédagogique dans laquelle l’enseignement a pour objectif de préparer les élèves à la passation d’un examen standardisé. Les opposants à cette pratique affirment qu’elle pousse les enseignants à limiter leur enseignement à certaines connaissances ou compétences afin d'accroitre la performance des élèves lors de l’examen standardisé. Cela conduit le plus souvent à une répétition excessive de compétences simples et isolées qui empêchent l’enseignant d’envisager un enseignement global du sujet traité. Cet état de fait découlerait de la loi de Campbell, le principe général voulant que des facteurs sociaux faussent les données que l’examen standardisé est censé mesurer. De plus, les opposants affirment que les enseignants qui pratiquent l’enseignement pour l’épreuve sont généralement sous la moyenne. Certaines recherches suggèrent que l’enseignement pour l’examen est inefficace et que souvent, il ne parvient même pas à son but premier qui est d’augmenter le score des élèves. L’enseignement pour l’examen consiste en la transmission d’informations suivie de la passation d’un examen portant sur ces informations. L’expression est souvent employée pour désigner l’enseignement qui a pour but d’accroitre les performances, par exemple chez les athlètes. Dans ce cas, l’enseignement pour l’examen est même la pratique dominante. Les critiques de cette pratique affirment que les élèves ayant reçu un enseignement pour l’examen ont une pauvre compréhension du sujet à évaluer. Même si les résultats augmentaient à la suite d'un tel enseignement – ce qui n’est pas le cas – les élèves ne maitriseraient même pas vraiment les concepts centraux à l’étude. Cette pratique met l’accent sur la mémorisation et laisse de côté les compétences de création et d’abstraction. Les enseignants qui souhaitent augmenter les résultats à un examen auront plus de succès en favorisant une compréhension profonde et une conceptualisation du sujet à l’étude. Selon un article de Richard D.
Pascal Frossard, Ádám Dániel Ivánkay
Dolaana Khovalyg, Mohammad Rahiminejad