La guerre des Six Jours s'est déroulée du lundi 5 au samedi et a opposé Israël à l'Égypte, la Jordanie et la Syrie. Cette guerre fut déclenchée par Israël en réaction aux mouvements de troupes égyptiennes et à la suite du blocus du détroit de Tiran aux navires israéliens par l'Égypte le (les Israéliens avaient préalablement annoncé qu'ils considéreraient cet acte comme un casus belli). Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites. Les chars de l'armée israélienne bousculèrent leurs adversaires sur tous les fronts. En moins d'une semaine, l'État hébreu tripla son emprise territoriale : l'Égypte perdit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie fut amputée du plateau du Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Plus symbolique encore que la défaite arabe fut ainsi la prise de la vieille ville de Jérusalem. L'écrasante victoire d'Israël l'a également placé au rang de puissance militaire invincible au Moyen-Orient et lui a fait acquérir un immense prestige à l'échelle mondiale. Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd'hui la géopolitique de la région. Si Israël s'est depuis retiré de la plus grande partie des territoires occupés, le Sinaï et la bande de Gaza, d'autres ont été annexés : Jérusalem-Est et le plateau du Golan, et une partie de la Cisjordanie sont toujours occupés. Le 16 , l'Égypte déclare un état d'alerte, procède à d'importants mouvements de troupes dans le désert du Sinaï et exige le départ des forces de maintien de l'ordre de l'Organisation des Nations unies (ONU) qui s'y trouvent depuis 1957. Elle impose aussi le blocus du détroit de Tiran qui donne accès à la mer Rouge, via le golfe d'Aqaba, aux navires israéliens. Israël considère que le blocus constitue un acte de guerre en violation du droit international.