Anitya (अनिच्चा ; translittération latine, anicca ; ; 무상 (無常, musang) ; ; ), ou plus généralement l’impermanence, est selon le bouddhisme l'une des trois caractéristiques ou trilakshana de toute chose. Selon Gautama Bouddha, l'attachement aux choses impermanentes s'avère être la cause de la souffrance, dukkha, car ce qui est impermanent ne peut être satisfaisant. L'impermanence est aussi promesse de changement : le progrès sur la voie spirituelle n'est possible que parce que comme toute chose, notre état présent non-éveillé est impermanent. L'impermanence des choses, c'est l'apparition, le passage et la transformation des choses ou la disparition des choses qui ont commencé à être ou qui ont apparu. Cela signifie que ces choses ne persistent jamais de la même façon, mais qu'elles disparaissent et se dissolvent d'un moment à l'autre (visuddhimagga) L'impermanence est universelle et concerne tous les états conditionnés, même les plus élevés et les plus subtils : Je ne vois nulle part de situation permanente, stable, immuable, telle qu'on puisse demeurer éternellement dans la même condition. (Alagaddûpama-sutta) À l'impermanence est associée sa contemplation, soit l'une des dix-huit pratiques principales de vipassana. La description traditionnelle des stades de vipassana relate celui de bhanga nupassana, la contemplation de la dissolution, dans lequel le méditant s'aperçoit que les phénomènes ne font que disparaître sans cesse. Comme toute école se réclamant du Bouddhisme, le Mahayana se base sur les Sceaux du Dharma. Selon les écoles ces Sceaux peuvent être au nombre de trois mais généralement on en dénombre quatre : Tout composé est impermanent, Tout composé est insatisfaisant, Tout est vide d'existence propre, Le nirvana est paix. Or si on en croit le premier des quatre Sceaux du Bouddhisme, tout composé est impermanent. Le Mahayana et ses écoles de pensée comme le Madhyamika distinguent deux sens de composé : composé de parties constitutives, composé de causes et conditions.