Le fascisme britannique est la forme de fascisme promue par certains partis et mouvements politiques au Royaume-Uni. Il s'agit en fait de nationalisme britannique avec des aspects du fascisme italien et du nazisme. Parmi les différents mouvements s'en rattachant figurent les British Fascists (1923-1934), la Imperial Fascist League (1929-1939) et l'Union britannique des fascistes (BUF) (1932-1940), et plus récemment le British Movement (1968-1983), le Front national britannique (depuis 1967), Britain First (depuis 2011) et la National Action (2013-2017). gauche|vignette| (de gauche à droite) Le Duce Benito Mussolini avec Oswald Mosley de la BUF lors de la visite de Mosley en Italie en 1936. Le fascisme britannique revendique l'héritage du fascisme italien sans toutefois se vouloir une simple application d'une idéologie étrangère. Le fascisme britannique pose la Période Tudor comme référence de ses projets tant économique que politique. Ainsi, il plaide pour un État-nation centralisé et autoritaire de la même manière que l’État Tudor, considéré alors comme proto-fasciste, fut hostile aux factions politiques et aux intérêts sectoriels égoïstes s'opposant à son autoritarisme. Le fasciste britannique A.L. Glasfurd loue l’assujettissement à Henri VIII de " barons sans foi ni loi qui ont provoqué la guerre des Deux-Roses " ainsi que la "dictature Tudor" qui a su limiter les fuites à l'étranger du capital anglais guidées par les intérêts privés. De même, Glasford félicite l’État Tudor d’avoir instauré une économie planifiée, selon lui prédécesseure de la "scientificité" de la planification économique fasciste. Le fascisme britannique revendique également l'héritage d'Oliver Cromwell, qu'Oswald Mosley considère comme le fondateur du "premier âge fasciste en Angleterre". De même, le théoricien politique anglais Thomas Hobbes est très considéré pour son ouvrage Leviathan (1651), base idéologique de l'absolutisme d'une monarchie toute-puissante maintenant l'ordre au sein de l'État.