UpādānaUpādāna (sanskrit (IAST), pâli ; japonais : shu), signifie attachement ou appropriation. Il s'agit de la tendance à vouloir se compléter afin de durer (de se prolonger) ; cette tendance assume l’objet et s'y attache. Selon la doctrine de la coproduction conditionnée, l'attachement est conditionné par la soif, ou désir, taṇhā, et conditionne à son tour le devenir, bhava. Les constituants d'une personne sont nommés upādāna-skhandha, « agrégats d'attachement », ou selon le Visuddhimagga, Selon Buddhaghosa, upādāna est une intensification de taṇhā.
TaṇhāTaṇhā (pāli ; sanskrit : tṛṣṇā ; chinois : tān 贪 ; japonais : ton 貪 ; tibétain : sred pa) signifie : soif, avidité, désir, convoitise, envie irrésistible, attachement, fixation. C'est, selon la deuxième noble vérité, l'origine de dukkha. Il s'agit de la fièvre de la convoitise insatiable, par opposition à la paix de l’esprit (upekkhā). La soif est précisément le désir de posséder encore et encore. Taṇhā recouvre les désirs brûlants (concupiscence, convoitise), « mais également le prurit spéculatif de l’insatiable mental qui fomente les apories métaphysiques ».
JarāmaraṇaJarāmaraṇa (sanskrit, pâli) signifie «la vieillesse et la mort». Dans le bouddhisme, Jarāmaraṇa signifie l'existence, le changement et les souffrances qui en découlent, cela jusqu'à la dissolution. Les définitions de jarā et de maraṇa prennent un sens plus vaste que les conceptions habituelles de déclin et de décès. L'expression est employée dans la coproduction conditionnée, dont elle est le «dernier» lien, bien que n'indiquant pas une fin dans le processus de causalité. Jarāmaraṇa est conditionnée par la naissance, jāti.
Saṃsārathumb|200px|Peinture tibétaine traditionnelle ou tanka figurant la roue de vie et les rayons du saṃsāra. Le saṃsāra (संसार, IAST : saṃsāra, signifiant « ensemble de ce qui circule », d'où « transmigration » ; ; ) signifie « transition » mais aussi « transmigration », « courant des renaissances successives ». Ce concept n'existe pas dans les Vedas mais provient des Upanishad, des écrits post-védiques. Il est utilisé dans différentes branches de l'hindouisme, ainsi que le jaïnisme, le bouddhisme et le sikhisme pour parler du cycle des existences successives et du conditionnement dû au karma.
Trois poisonsLes Trois poisons (sanskrit : triviṣa ; chinois : sāndú 三毒 ; japonais : sandoku), ou « trois souillures » (kleshas) sont dans le bouddhisme les racines karmiquement mauvaises (pāli : akusala-mūla) qui conduisent à dukkha : Moha ou avidyā : l'égarement ou ignorance ; Rāga (pāli : taṇhā, lobha) : la soif, avidité, convoitise ; Dveṣa (pāli : dosa) : l'aversion, haine ou colère. Ces trois poisons sont associés à trois animaux : le porc symbolise l'ignorance ; le coq, l'attachement ; le serpent, l'aversion.
BhavaBhava peut désigner : Le devenir (sanskrit, pâli ; chinois : 有 yǒu ; japonais : u) ou L'émotion, le sentiment, la dévotion (en sanskrit) Dans le Natya Shastra, c'est . Il existe huit bhavas de base (sthāyi-bhāva) correspondant aux huit rasas. Selon Natya Shastra de Bharata Muni, les sthāyibhāva sont : le désir érotique (rati) l'humour (hāsa) la peine (śoka) la colère (krodha) le courage (utsāha) la peur (bhaya) le dégoût (jugupsā) l'étonnement (vismaya) Dans la tradition bhakti, Bhava désigne une attitude de dévotion.
Nirvana (Buddhism)Nirvana (Sanskrit: निर्वाण, ; Pali: ) is "blowing out" or "quenching" of the activity of the grasping mind and its related unease. Nirvana is the goal of many Buddhist paths, and marks the soteriological release from worldly suffering and rebirths in saṃsāra. Nirvana is part of the Third Truth on "cessation of dukkha" in the Four Noble Truths, and the "summum bonum of Buddhism and goal of the Eightfold Path.
NāmarūpaNāmarūpa (sanskrit IAST, pāli ; composé de nāma « nom, esprit » et rūpa « forme, corporéité ») désigne dans le bouddhisme l'illusion d'exister comme individu. Cette illusion est la quatrième cause de la souffrance dans la chaîne des causes de la souffrance (pratītyasamutpāda) qui en comporte douze. Dans l'hindouisme, nāmarūpa est le terme qui désigne le monde connu, celui de l'illusion, maya, l'opposé de la Vérité, Brahman.