Le découplage, en économie et en écologie, est la dissociation entre la prospérité économique (génération de revenu, croissance économique) et la consommation de ressources et d'énergie (impact environnemental négatif, émissions de gaz à effet de serre). Réussir à croître sans augmenter les atteintes à l’environnement est un enjeu du développement durable. La notion de découplage renvoie à celle d évoquée par l'architecte Buckminster Fuller dès la fin des années 1930, selon laquelle on consomme toujours moins de matières premières pour rendre des services équivalents ou meilleurs. Par exemple, les ondes radios remplacent à cette époque les fils du télégraphe. Depuis le début du se développent à la fois des approches « cornucopiennes » d'économistes, dont William Nordhaus, qui estiment que l'ingéniosité humaine est sans limites et permet de toujours trouver des solutions pour repousser les limites planétaires, tandis que d'autres insistent sur la nécessaire sobriété énergétique et matérielle pour ne pas se retrouver dans des situations posant un risque existentiel à l'humanité. Le découplage de la croissance économique et des dégradations de l'environnement est un objectif du Groupe international d'experts sur les ressources qui, avec le Programme des Nations unies pour l'environnement, a publié les rapports Decoupling Natural Resource Use and Environmental Impacts from Economic Growth (« Découpler l'utilisation des ressources naturelles et les répercussions environnementales de la croissance économique ») (2011) et Decoupling 2: Technologies, Opportunities and Policy Options (« Découplage 2 : technologies, opportunités et option politique ») (2014). En 2016, le Groupe international d'experts sur les ressources a publié un rapport indiquant que la productivité matérielle mondiale a diminué depuis l'an 2000. Selon le Groupe international d'experts sur les ressources, la croissance des flux de matières est devenue supérieure à la croissance du produit intérieur brut à partir de l'an 2000.