Le vers syllabique est une forme poétique ayant un nombre fixe ou contraint de syllabes par ligne. En revanche, accentuation et ton, présents dans des poèmes en langue à accentuation, ne jouent qu'un rôle secondaire voire absent. Il est répandu dans les langues à syllabe, comme le français ou le finnois, par opposition aux langues à accentuation, comme l' anglais, dans lesquelles les vers accentués et les vers accentués syllabiques sont plus courants. Plusieurs langues européennes ont des traditions de vers syllabiques, notamment l'italien, l'espagnol, le français et les langues baltes et slaves. Ces traditions imprègnent souvent les vers folkloriques et littéraires, et évoluent pendant des centaines ou des milliers d'années. La tradition métrique est plus ancienne que les langues, dans la mesure où elle descend du proto-indo-européen. Il est souvent sous-entendu sans fondement que l' accentuation des mots ne joue aucun rôle dans la prosodie syllabique de ces langues, dans la mesure où elles admettent des accents beaucoup plus faibles qu'en anglais ou qu'en allemand. Dans ces langues, le vers syllabique suit ce schéma : Longueur de vers : Le vers se définit par le nombre de syllabes qu'il contient. Longueur de l'hémistiche : Les vers de taille moyenne ou longue se divisent en parties nommées hémistiches; chaque hémistiche contient un nombre spécifique de syllabes et se termine par une limite de mot (ainsi, l'hémistiche ne peut pas se terminer au milieu d'un mot). Marqueurs de l'hémistiche : Les extrémités des hémistiches sont marquées et contrastées par un accent obligatoire : une position de syllabe spécifique près de la fin de chaque hémistiche doit être remplie par une syllabe accentuée, et cette position diffère typiquement entre le premier et le deuxième hémistiche, de sorte qu'ils sont distinctement audibles. Renforcement des marqueurs : Souvent, les syllabes juste avant ou juste après les accents obligatoires sont obligatoirement non accentués, ce qui renforce, par contraste, l'accent tonique.