Yi Jingvignette|upright=1.5|Le Yi Jing est souvent représenté par le taijitu entouré des huit trigrammes. Le Yi Jing (, également orthographié Yi King ou Yi-King), est un des classiques chinois, dont le titre peut se traduire par « Livre des mutations », « Classique des changements » ou « Canon des mutations » ou encore « Livre des transformations ». Il s'agit à l'origine d'un traité de divination, appelé Zhou Yi () c'est-à-dire « changements de Zhou », pour la raison que son élaboration date du millénaire avant l'ère chrétienne, époque des Zhou (1027-256 ).
Wuwei (philosophie chinoise)Wuwei, wu wei ou wou wei () est une notion taoïste qui peut être traduite par ou . Pour autant, ce n'est pas une attitude d'inaction ou de passivité, mais le fait d'agir en conformité avec , le mouvement de la nature et de la Voie (Tao). L'expression paradoxale wei-wu-wei, « agir sans agir », est centrale dans le taoïsme et reste l'objet de nombreuses interprétations ; elle est notamment utilisée par Lao Tseu tout au long du Tao Tö King.
Yin et yangthumb|Yin (fond noir) et Yang (fond blanc) Dans la philosophie chinoise et notamment le taoïsme, le 'yin' (, pinyin : yīn) et le yang (simplifié : 阳, traditionnel : 陽, pinyin : yáng) sont deux catégories qui, par leur complémentarité et leur opposition, se prêtent à une première analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. Il ne s'agit pas de substances fondamentales, ni de forces ou énergies, mais simplement une paire de concepts susceptible de préciser les composantes d'une quelconque dualité.
Wuji (taoïsme)In Chinese philosophy, wújí (, meaning 'without limit') originally referred to infinity but came to mean the "primordial universe" prior to the "Supreme Ultimate" state of being (Taiji, 太極) in the Neo-Confucianist cosmology of Song Dynasty China. Wuji is also a proper noun in Modern Standard Chinese usage; for instance, Wuji County in Hebei. In Chinese wuji, "limitless; infinite" is a compound of the nothingness concept of wu 無 and ji. In analogy with the figurative meanings of English , Chinese ji 極 "ridgepole" can mean "geographical pole; direction" (e.
Zhuangzi (livre)Le Zhuangzi ou Tchouang-tseu () est un ancien texte chinois de la fin de la période des Royaumes combattants (476 à 221 ), qui contient des histoires illustrant la nature insouciante du sage taoïste idéal. Nommé d'après son auteur traditionnel, Zhuangzi (369 à 288 environ), c'est l'un des deux textes fondateurs du taoïsme, avec le Dao de jing. Il se compose d'une grande collection d'anecdotes, d'allégories, de paraboles et de fables, qui sont souvent de nature humoristique ou irrévérencieuse.
Cent écoles de penséeLes Cent écoles de pensée () représentent les philosophes et écoles de pensée qui fleurissent entre 770 et 221 av. J.-C. durant les périodes des Printemps et Automnes et des royaumes combattants, une ère de grande expansion culturelle et intellectuelle en Chine. Même si ces périodes sont chargées de chaos et de batailles sanglantes, elles sont considérées comme l'âge d'or de la philosophie chinoise puisqu'un large éventail de pensées et d'idées sont librement développées et discutées.
Tao (culture)Tao est un terme de philosophie chinoise (en caractère chinois 道, dào signifiant « Être suprême, voie, chemin » ; prononciation en pinyin de mandarin : dào, en shanghaien : do ; prononcé dō ou tō en japonais et do (도) en coréen). Le tao est la « Mère du monde », le principe qui engendre tout ce qui existe, la force fondamentale qui coule en toutes choses de l’univers. C'est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible. Il est représenté par le taìjítú, symbole représentant l’unité au-delà de la dualité yin-yang.
LégismeLe légisme ou école des Lois regroupe des penseurs chinois ayant vécu de la fin du jusqu'à la fin de la période des Royaumes combattants (). S'opposant au confucianisme, ils recommandent un gouvernement fort, fondé sur des lois connues de tous et non sur la bonté des hommes. Ils prônent l'absolutisme au moment où, en Chine, la féodalité est remise en question. Leur « réalisme politique » a mené à un exercice tyrannique du pouvoir, finalement rejeté et par la suite rarement revendiqué.
Taiji (philosophie)thumb|Tàijí yīnyáng tú (太極陰陽圖 / 太极阴阳图) thumb|Tàijí tú Le taiji, ou tàijí (hanzi traditionnel, kanji japonais et hanja coréen : 太極 ; chinois simplifié : 太极 ; pinyin : tài jí ; Wade-Giles : t'ai-chi ; romaji : taikyoku ; Hangul : 태극 ; romanisation révisée : tae.geug), généralement traduit en français par , est une notion essentielle de la cosmogonie chinoise. Il représente la poutre faîtière d'une toiture alliée à l'idée d'ultime, évoquant en philosophie chinoise l'idée de la suprême poutre faîtière de la structure de l'univers, la clef de voûte indifférenciée d'où apparaissent le yin et le yang.
天天 est un sinogramme et un kanji. C'est un des plus anciens termes chinois pour le cosmos, et il représente un concept-clé des mythologie, philosophie et religion chinoises. Sous la dynastie Shang, le dieu Shang Di lui a été assimilé. Le culte céleste est resté le culte impérial officiel pendant tout l'Empire céleste. Tiān en est la transcription en hanyu pinyin. Il se lit, en japonais, テン (ten) en lecture on et あめ (ame) ou あま (ama) en lecture kun. Il fait partie des kyōiku kanji de année.