Les Marchantiophytes ou Hépatiques (Marchantiophyta, Hepaticophyta ou Hepatophyta ou Hepaticae), forment le taxon des embryophytes (plantes terrestres) qui a conservé le plus de caractères « ancestraux » . Les Marchantiophytes comptent dans le monde, dont 312 en France. Le terme Marchantiophyta vient de Marchantia (d'après Nicholas Marchant, un botaniste) et de φυτόν (phytón, « végétal ») thumb|upright=1|Page du « Kunstformen der Natur » (1904) décrivant quelques formes d'hépatiques, par Haeckel Les hépatiques sont généralement de petite taille et peu spectaculaires. Leur appareil végétatif est formé d'un large ruban chlorophyllien ramifié dichotomiquement et appliqué au substrat. Ce gamétophyte est constitué de deux couches de tissus différenciés. En coupe transversale on y voit plusieurs types de cellules parenchymateuses. La lame chlorophyllienne de certaines hépatiques communes est aplatie, avec des lobes qui rappellent ceux du foie, d'où le nom vernaculaire d'hépatique. Cet aspect explique qu'elles ont été utilisées pour les maladies du foie en vertu de la théorie des signatures. Leurs principales synapomorphies (caractères dérivés propres) sont : présence d'inclusions lipidiques appelées oléocorps (ce sont des gouttelettes d'huile contenant des terpénoïdes à la fonction débattue) synthèse d'acide lunularique perte des stomates au profit de pores aériens Elles colonisent des milieux humides et ombragés comme les troncs ou les branches des arbres, milieux pierreux ou sols proches de sources, cours d'eau, mares. Elles sont parfois subaquatiques. Les Hépatiques sont une des constituantes de la Bryoflore épiphyte corticole (ou foliicole en zone tropicale humide). Parmi les éphiphytes, on trouve par exemple : Des espèces assez fréquemment corticoles Frullania dilata, Radula complanata, Leujeunea carvifolia et quelques espèces de Metzgeria (Metzgeria furcata, Metzgeria conjugata, etc.).
Konstantin Svetlozarov Gavazov