Le traité de Bruxelles signé le est le traité fondateur de l'Union occidentale (UO), active jusqu'en 1954. Par les accords de Paris du , il est révisé et renommé traité de Bruxelles modifié pour donner naissance à l'Union de l'Europe occidentale (UEO), dissoute en 2010. Le traité de Bruxelles prévoit l'organisation d'une coopération militaire, économique, sociale et culturelle entre ses États membres, ainsi qu'une clause de défense mutuelle. Il est signé pour 50 ans entre la France, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Il donne naissance à une Union occidentale qui préfigure l'Union de l'Europe occidentale, une alliance uniquement défensive. Guerre froide#Formation et consolidation des blocs occidentaux et communistes (1945-1955)Formation et consolidation des blocs occidentaux et communistes (1945-1955) La guerre froide s'installe progressivement en Europe durant l'année 1947. Le traité de Dunkerque de se réfère encore explicitement à la menace allemande, mais la mainmise soviétique sur l'Europe de l'Est et les maigres résultats des négociations menées par les quatre puissances occupantes de l'Allemagne renforcent chaque mois les craintes des pays d'Europe occidentale à l'égard de l'URSS. Le , Ernest Bevin, ministre britannique des Affaires étrangères, prononce à la Chambre des Communes un discours dans lequel il dénonce la menace soviétique et propose de développer la coopération de la Grande-Bretagne avec la France et les pays du Benelux dans le cadre d'une Union occidentale qui élargirait le traité de Dunkerque. Les États-Unis soutiennent ce projet. Le , les cinq pays signent à Bruxelles le traité instituant l'Union occidentale (UO). Les signataires sont Georges Bidault pour la France, Ernest Bevin pour le Royaume-Uni, Paul-Henri Spaak pour la Belgique, le baron Carel Godfried van Boetzelaer van Oosterhout pour les Pays-Bas et Joseph Bech pour le Luxembourg. Dans le contexte de la guerre froide, la première fonction de cette alliance est de montrer aux États-Unis la volonté européenne de réagir face à la pénétration soviétique en Europe orientale.