La guerre civile guatémaltèque est une guerre civile qui oppose entre 1960 et 1996 la junte militaire au pouvoir à divers groupes rebelles de gauche soutenus par les peuples autochtones mayas et les paysans ladinos qui constituent l’ensemble de la population pauvre des zones rurales. Né du soulèvement d'officiers le contre la corruption extrême du régime de Miguel Ydígoras Fuentes soutenu par les États-Unis, le conflit prend fin en 1996 par un accord de paix signé entre les groupes armés et le gouvernement grâce à l'action de la Mission des Nations unies pour la vérification des droits de l'homme et du respect des engagements pris aux termes de l'accord général relatif aux droits de l'homme au Guatemala (Minugua). Le conflit mêle des causes sociales, économiques, politiques et ethniques. Il fera plus de 200 000 morts, des dizaines de milliers de disparus et plus d'un million de déplacés. La Commission pour l'éclaircissement historique attribue 93 % de ces violences aux troupes gouvernementales, 3 % aux groupes guérilleros et 4 % à des acteurs non-identifiés. L'ONU qualifie dans différents rapports ce confit de génocide : la grande majorité des victimes étant membres de communautés autochtones mayas, accusés de soutenir des groupes rebelles. Le , le président Juan Federico Ponce Vaidés est renversé par un mouvement insurrectionnel. Juan José Arévalo Bermejo est élu et établit la démocratie. Il mène une politique de réduction des inégalités sociales, poursuivie par son successeur Jacobo Arbenz Guzmán par la mise en œuvre de réformes agraires. Celles-ci affectent directement les intérêts de la multinationale américaine United Fruit Company (qui contrôle l'exportation des bananes, deuxième produit d'exportation du pays, et les chemins de fer), ainsi que les grands propriétaires terriens (2 % de la population possède 70 % des terres), qui s'opposent également à cette politique.