vignette|285 px|Araire utilisé dans le Roussillon au L’araire (de l'occitan, issu du latin aratrum) est un instrument aratoire attelé, à bâti symétrique sans versoir et muni d'un soc pointu (ou conique) qui fend la terre sans la retourner. Il est employé en Mésopotamie depuis le IV millénaire av. J.-C.. L'araire représente une véritable révolution dans le domaine de l'agriculture . Tracté par un animal, il scarifie la couche supérieure du sol et la rejette de part et d’autre de la raie (ou sillon). L’arairage qu'il effectue est donc superficiel. On continue de l'utiliser en Extrême-Orient, en Amérique du Sud et en Afrique du Nord. L’araire au départ était constitué d’une seule pièce de bois, il évolua et finit par avoir jusqu'à cinq pièces. Le plus souvent en bois, l'araire se compose de trois parties essentielles : le mancheron, tenu par la main du laboureur, permet de guider l'araire. le sep (souvent appelé dental), pièce centrale dont la pointe est coiffée du soc qui entre en contact avec la terre. l'age (haie ou flèche selon les régions), pièce généralement courbe, prolongé en avant par le timon et fixé en arrière au talon du sep, qui relie l'araire au brancard ou au joug auquel sont attelées les bêtes de trait. Au lieu de trancher et de retourner la terre, comme le fait le véritable labour avec l'apparition de la charrue lourde à versoir, au , l'araire fend des raies de section triangulaire peu profondes (labour en raies) entre lesquelles la terre rejetée forme des billons. Techniquement, ce sillonnage léger tracé par l'araire est en réalité ce qu’on appelle aujourd’hui un pseudo-labour qui ne permet pas d'assurer le mélange avec les débris végétaux jonchant les champs. Il a cependant l'avantage d'éviter une déstabilisation de la faune pédologique entre vie anaérobie et aérobie et d'éviter de faire remonter les graines des adventices à la surface, ce qui leur offriraient la possibilité de germination. Peu convenable au défrichement ou à l'épierrement, cet outil est dans certain types d'agricultures précédé par la houe ou le piochon pour défoncer la couverture herbeuse.