Lüshunkou (en ) est une ville portuaire de Chine, anciennement connue sous le nom de Port-Arthur (Порт-Артур ou Портъ-Артуръ avant réforme orthographique) pendant la période d'administration russe (1898-1905 et 1945-1955) et de Ryojun (旅順) pendant la période d'administration japonaise. Située à l'extrême pointe de la péninsule du Liaodong, elle est un district de la ville sous-provinciale de Dalian dans la province du Liaoning. Elle comptait en 2001. En , dans le contexte de la seconde guerre de l'opium, l'officier de marine britannique William C. Arthur, lieutenant de vaisseau, commandant la canonnière HMS Algerine, fait remorquer son bâtiment endommagé vers le petit port de pêche non fortifié qu'est alors Lüshunkou, et y trouve refuge. Ce faisant, Arthur profite de cette circonstance pour cartographier la zone, et à partir de cette date, c'est sous le nom de Port-Arthur que le Royaume-Uni désignera désormais la localité, suivi en cela par les autres puissances occidentales. À la fin des années 1880, le gouvernement chinois charge la société allemande Krupp de bâtir des fortifications à Port-Arthur, à la suite d'un premier essai non concluant ayant fait appel à des entreprises chinoises. En 1890, l’infrastructure de la base navale de Port-Arthur destinée à la flotte de Beiyang fut construite et terminée par une firme française pour un coût total de 3 millions de taels. Le , Port-Arthur fut le théâtre d'affrontements lors de la première guerre sino-japonaise, lorsque l'avant-garde de la division de la armée de l'armée impériale japonaise sous le commandement du général Yamaji Motoharu massacra des civils chinois, y compris les femmes et les enfants en représailles des mutilations des soldats japonais en arrière par les troupes chinoises, aux mains et pieds coupés et aux soldats enterrés vivants. Deux ans après ce massacre, l'empire de Russie prit la ville en obtenant une concession louée pour vingt-cinq ans auprès du gouvernement chinois.