Francisco de Miranda, né le à Caracas (Venezuela) et mort le à San Fernando (province de Cadix) (Espagne), est un militaire et homme d'État vénézuélien, héros de l'indépendance de son pays. Il fut nommé généralissime et dictateur absolu de la première république vénézuélienne, le , jusqu'à sa destitution, le . Il fait partie des généraux de la Révolution française, et à ce titre, il est l'un des rares étrangers et le seul Latino-Américain dont le nom est gravé sur l'Arc de triomphe place de l'Étoile à Paris. Livré par Simón Bolívar aux Espagnols, il est transféré à Cadiz à la fin de l'année 1813 et emprisonné enchaîné à la citadelle de La Carraca où il meurt de la fièvre quelques mois plus tard. left|thumb|upright|alt=Dessin et gravure représentant Francisco de Miranda|Représentation de Francisco de Miranda, dans le périodique colombien Papel Periódico Ilustrado (1881-1887). Né à Caracas le , Sebastián Francisco de Miranda est le fils de Sebastián de Miranda Ravelo (1721-1791), issu d'une famille originaire de Tenerife. Il est possible que les Miranda soient liés à la diaspora juive ayant émigré aux îles Canaries après 1492, puis à Caracas au début du : toujours est-il qu'il s'y installe comme marchand de tissus et de toiles et qu'il y épouse le Francisca Antonia Rodríguez de Espinosa, également d'origine canarienne. Francisco est le premier né de neuf fils et filles. Ses parents mènent au départ un train de vie relativement modeste, restant entre colons venus de leurs îles, puis leur situation s'améliore, devenant propriétaire de plusieurs bâtiments dans la ville, mais doit composer avec le monopole commercial de la Real Compañía Guipuzcoana. Par ailleurs, les Miranda subissent le mépris de la part des colons mantuanos, ces créoles assurés d'un lignage espagnol continental, et sont discriminés et par leurs origines et par leur profession. En dépit ou à cause de ce climat de rejet, son père pousse Francisco à accomplir des études de qualité.