La Grande ortie (Urtica dioica L.) encore appelée Ortie dioïque ou ortie commune, est une plante herbacée, vivace, de la famille des Urticaceae et du genre Urtica. C'est une espèce d'origine eurasiatique qui est aujourd'hui présente dans le monde entier. Urticante, elle est aussi une plante alimentaire et utilisée pour différents usages agricoles, industriels et médicinaux. Ses fleurs sont unisexuées, portées soit par des pieds différents (diécie), soit par le même pied (monoécie très rare), ce qui peut permettre de mieux comprendre les mécanismes génétiques de la séparation sexuelle des plantes. Souvent mal aimée à cause de son caractère piquant, considérée comme mauvaise herbe durant les trente glorieuses, elle a pourtant été une source de nourriture, de fibre et de fourrage, probablement depuis la préhistoire ; Victor Hugo dans Les Misérables, livre 1, a écrit à son propos : vignette|upright=0.6|Le dard urticant se termine par une pointe en silice se plantant comme une aiguille dans l'épiderme ; l'« ampoule » qui le coiffe, très fragile, se brise à la moindre contrainte, comme du verre très fin, injectant le liquide urticant dans la peau. Cette plante vivace herbacée mesure le plus souvent entre et de hauteur, et parfois jusqu'à de haut, formant, grâce à ses longs rhizomes, des peuplements monospécifiques). Tous ses organes (tige, feuilles, fleur) sont recouverts de deux types de poils : de longs poils urticants (piquants appelés scientifiquement trichomes) et de petits poils souples. La densité de ces piquants augmente chez les plantes broutées par les herbivores ou soumises à des agressions mécaniques (piétinement, fauchage). Les orties des sous-bois ont moins de piquants car elles sont moins exposées et donc moins agressées. Cette densité variable est en lien avec la stratégie de défense contre les herbivores, la défense induite et l'allocation des ressources. Les poils urticants sont inégalement répartis : la base de la tige et les entre-nœuds ont une densité plus faible, de même que la face supérieure des feuilles (où les poils plus clairsemés sont localisés surtout le long des nervures), mais là encore, il existe une grande variabilité.