Une cadence (en cadenza et du cadere « tomber ») est, dans le domaine du chant, de l'opéra, et surtout du concerto avec soliste, un intermède virtuose et improvisé de caractère rhapsodique, souvent basé sur des thèmes joués plus tôt dans l'œuvre. Temps pendant lequel s'interrompt l'accompagnement des instruments de l'orchestre, et où le compositeur abandonne la création à la libre fantaisie de son interprète. Il ne pas confondre la cadence (ou cadenza selon l'usage anglais par exemple), qui est le passage dans lequel le musicien a la possibilité d'improviser, avec le Français cadence (harmonique), qui est un type spécifique d'intervalle, dont la fonction est de terminer une phrase ou une œuvre musicale. La première mention de la cadence, dans le sens d'improvisation libre, figure dans une publication du vénitien de Giovanni Bassano, Ricercate, passagi et cadentie per potersi essercitar nel diminuit terminatamente, con ogni sorte d'instrumento et arco diversi passagi per la simplice voce (1598). Voir aussi le « Cadentien und Passaggien » dans le Syntagma musicum (iii, 1618) de Praetorius. Le terme n'est donc pas dérivé du sens français d'agrément, qui lui, n'apparaît qu'au , ce que Johann Joachim Quantz précise bien dans son traité Versuch einer Anweisung die Flöte traversiere zu spielen (1752) : . Le but, toujours selon Quantz, étant d'émerveiller l'auditeur et de mener l'émotion à son comble. Le sens de cadence en France reste longtemps ambigu en raison du double sens du mot. Sébastien de Brossard, dans son Dictionnaire de musique (1703) écrit : Quantz constate à Paris que dans les pièces de style français, contrairement à celles de style italien, . Sauf évidemment pour les pièces à la manière italienne. thumb|alt=partition|Concerto pour piano et orchestre à cordes, d'Alfred Schnittke : cadence du soliste. Dans la formation des musiciens de la période baroque, une large place était donnée à l'improvisation. Dès le début du on trouve des cadences non écrites dans les premières sonates en duo, en trio.