Le Cryptomère du Japon ou Cèdre du Japon (Cryptomeria japonica), en japonais 杉 (スギ : sugi), est une espèce de conifères proche parent du cyprès chauve (famille des Cupressaceae) originaire d'Extrême-Orient. C'est le seul membre du genre Cryptomeria. L'espèce est présente au Japon, en Chine et en Corée, ainsi qu'à l'île de La Réunion et aux Açores. La variété Cryptomeria japonica var. japonica est endémique du Japon, mais elle a été largement et depuis longtemps utilisée en reboisement à Taïwan et en Chine continentale. Elle a été également plus récemment introduite à l'île de La Réunion pour la lutte contre l'érosion des sols et pour son utilisation notamment en ébénisterie et comme bois de charpente ainsi qu'aux Açores. Introduit en France à partir de 1842 comme essence d'ornement, son utilisation forestière s'est développée dans les années 1970-1980 sous l'impulsion de l'AFOCEL (association forêt cellulose). La variété Cryptomeria japonica var. sinensis, parfois considérée en tant qu'espèce (Cryptomeria sinensis Sieb. ou Cryptomeria fortunei) se distingue par des rameaux grêles et pendants et serait originaire notamment du Zhejiang. thumb|left|Cônes femelles et graines(Muséum de Toulouse). Le cryptomère du Japon est un très grand arbre à feuilles persistantes atteignant , avec un tronc de de diamètre et une écorce rouge-brun qui pèle en bandes verticales. En France, il atteint 30 à de hauteur. Les feuilles sont arrangées en spirale, comme des épines, de 0,5 à de long et les cônes lécanie, 2 à de diamètre avec 20 à légèrement imbriquées qui portent, sur leur face inférieure, des bosses blanches et jaunes d'où s'échappent en saison de nombreux grains de pollen. Ce pollen serait le principal responsable du rhume des foins japonais, le . La longue persistance des branches rend indispensable l'élagage de pénétration. Il est superficiellement similaire au séquoia géant (Sequoiadendron giganteum), dont il peut être différencié par les écailles plus rapprochées du rameau et des cônes plus petits (4 à pour le séquoia), et une écorce plus dure (épaisse, molle et spongieuse pour le séquoia).
Guilhem Maurice Louis Banc-Prandi, Sanjeev Kumar, Michele Saba