À ne pas confondre avec l'immoralité. Pour la position philosophique rejetant toute morale, voir l'amoralisme. L'amoralité est une absence de dépendance, ou indifférence, envers la moralité. Il s'agit d'une absence de dépendance individuelle ou collective avec toute notion de morale, que ce soit avec la morale religieuse, la morale laïque ou la morale sociale. La moralité chez les humains est un sujet de litige parmi les scientifiques et les philosophes. Si la moralité est intrinsèque à l'humain, alors les humains amoraux n'existent pas ou sont déficients dans leur humanité. Si la moralité est extrinsèque à l'humanité alors des êtres humains amoraux peuvent exister et être pleinement humains, pouvant être amoraux par leur nature ou par choix. L'amoralité est un trait de la nature : la chimie, la géologie ou la biologie n'identifient pas de moralité dans les composés chimiques, les pierres, ou les plantes. L'amoralité ne doit pas être confondue avec l'immoralité, qualifiant un être faisant ou pensant à quelque chose qu'il pense consciemment être mal. Amoralité signifie qui est étranger à la morale, qui ne prend pas la morale en considération. Pour être impartial, l'observateur des mœurs doit être amoral. Tandis que immoralité signifie ce qui est contraire à la morale. « Cela devenait immoral d'encourager ainsi le vice » (E. Zola). Toute entité non dotée de raison peut être considérée comme catégoriquement amorale. Par exemple, une pierre peut être utilisée (par des agents rationnels) pour des fins bonnes ou mauvaises, mais la pierre en elle-même n'est ni bonne ni mauvaise. Les animaux ont longtemps été considérés comme des entités amorales. Cependant, la recherche dans l'évolution de la moralité, incluant la sociabilité et l'altruisme chez les animaux, a suscité de nouveaux débats parmi plusieurs philosophes. Plusieurs animaux montrent un comportement analogue au comportement moral humain, comme se préoccuper des plus jeunes, protéger la famille et partager les restes de la chasse.