Sophie Frédérique Augusta d'Anhalt-Zerbst (en russe : София Фредерика Августа Цербст-Ангальтская), née le à Stettin (actuel Szczecin, Pologne) en Poméranie et morte le au palais d'hiver de Saint-Pétersbourg en Russie, est une impératrice et tsarine de Russie, ancêtre de la maison Romanov (r. 1762-1796). Surnommée « Figchen » par sa famille, elle reçut le prénom Catherine lors de son baptême orthodoxe. Mariée au futur empereur russe , elle devient impératrice consort après l'accession au trône de ce dernier. Elle réalise un coup d'État contre son mari et se fait proclamer impératrice et autocrate de toutes les Russies. Elle règne personnellement sur l'Empire russe du à sa mort sous le nom de (en russe : ). Elle resta à la postérité sous le surnom la « Grande Catherine ». Sous son règne, la Russie connaît une grande expansion de son territoire européen vers l'Ouest et le Sud (plus de ), et cela à la faveur du partage de la Pologne et d'une série de victoires contre l'Empire ottoman. La future , née Sophie Frédérique Augusta d’Anhalt-Zerbst le , est l’aînée des enfants de Christian-Auguste d'Anhalt-Zerbst et de son épouse Jeanne-Élisabeth de Holstein-Gottorp. Lors de sa naissance, ses parents déplorent qu’elle ne soit pas un garçon. Son père était prince souverain d'Anhalt-Zerbst et officier dans l'armée prussienne. Dès 1729, commandant de Stettin, résidant dans le château ducal de Stettin où sa fille est née, et ensuite élevée, en 1741 il devint gouverneur de la province de la Poméranie ultérieure et à partir de 1742 prince souverain d'Anhalt-Zerbst. De son éducation protestante, austère, rigide, entourée de peu d’affection, une femme demeure en la personne d'une huguenote française, Babette Cardel, qui dirige son éducation et lui enseigne avec la langue française, manières et grâces de la société dont elle est issue. Elle lui donne en même temps le goût de la littérature française de son époque. Très vite, la princesse se tourne vers des activités spirituelles, ainsi que vers la lecture et les études.
Michel Deville, Pascal Comte, Michele Mossi