Le Porfiriat, ou Porfiriato en espagnol, est la période de l'histoire du Mexique marquée par le régime autoritaire de Porfirio Díaz. Elle s'étend de 1876 à 1911. À la suite du décès en fonctions du président Benito Juárez le , lui succède, le jour suivant, le président de la Cour suprême : Sebastián Lerdo de Tejada. En 1876, malgré l'instabilité politique, le gouvernement procéda comme il le devait aux élections présidentielles. Comme l'on s'y attendait, Sebastían Lerdo de Tejada fut réélu, à une très courte majorité, et ce, malgré le recours à la fraude la plus maladroite, raison pour laquelle le président de la Cour suprême, José María Iglesias, publia une proclamation dans laquelle il ne reconnaissait pas Lerdo en tant que président de la République. Iglesias se déclara lui-même président et partit à Guanajuato pour y établir son gouvernement. Le principal foyer de rébellion se trouvait alors au Tamaulipas sous les ordres directs de Porfirio Díaz. Après une série de combats désastreux pour lui et ses troupes, Díaz dut fuir à la Nouvelle-Orléans mais, très vite, il regagna par voie maritime le port de Veracruz. Les troupes fédérales placées sous les ordres du général furent finalement vaincues par la cavalerie de Manuel González, partisan et ami de Díaz. Lerdo abandonna la présidence du pays le et partit vivre à New-York, ville où il finit ses jours en 1889. À la suite du départ de Lerdo de Tejada, José María Iglesias est nommé président de la République, pour une période qui va du au . Mais Díaz apprenant qu'Iglesias ne reconnaissait et donc n'adhérait pas au , se souleva contre lui, et après quelques simulacres de combat , Iglesias abandonna sa charge et s'en fut en exil à San Francisco. Le , Juan N. Méndez entra en fonction en tant que président intérimaire. A la fin de l'exercice de Juan N. Méndez, Porfirio Díaz entra en fonctions le . Il fit modifier la Constitution de 1857 en y inscrivant le principe de la non-réélection présidentielle immédiatement après un mandat.