La loi de Gresham est une loi économique selon laquelle . En d'autres termes, l'introduction d'une devise de moindre qualité (dans laquelle les agents économiques n'ont pas confiance) dans un système économique a pour conséquence néfaste que c'est la mauvaise monnaie qui prend la place la plus importante. Dans une telle situation, les agents préfèrent conserver la bonne monnaie pour se défaire de la mauvaise au plus vite. Elle porte le nom du commerçant et financier anglais Thomas Gresham, considéré notamment comme l'un des fondateurs de la bourse de Londres. L'historien égyptien Al-Maqrizi (1364-1442) l'a précédé dans la découverte de cette loi d'environ un siècle et demi : il en a parlé dans son traité sur les monnaies musulmanes. Thomas Gresham, financier, rédige en une lettre à la reine d'Angleterre, où il énonce le principe selon lequel la mauvaise monnaie, une fois introduite dans un système économique, chasse la meilleure monnaie. Cela est reconnu par l'édition de l’en. La loi a été attribuée à Thomas Gresham à partir de dans l'ouvrage en d'. Il y écrit que Gresham . La loi est nommée d'après Gresham à partir de cette date. Toutefois, des débats ont montré l'origine ancienne de la loi. Vilfredo Pareto, dans ses Cours d'économie politique, soutient que la loi apparaît déjà dans la comédie Les Grenouilles d'Aristophane. Charles Kindleberger souligne, dans Economic Laws and Economic History, que Nicole Oresme a démontré le mécanisme de la loi de Gresham dès 1371, et que Nicolas Copernic aurait également analysé le phénomène dans son Traité sur la monnaie paru en . est devenue une expression proverbiale en français. Celle-ci constate que . En effet, lorsque deux monnaies se trouvent simultanément en circulation avec un taux de change légal fixe, les agents économiques préfèrent conserver, thésauriser la monnaie, et par contre utilisent pour payer leurs échanges la dans le but de s'en défaire au plus vite.