Le Politique, en Πολιτικός, est un dialogue de Platon. Il est la suite immédiate du Sophiste, qui est censé se tenir dans la même journée, ce dernier dialogue étant lui-même la suite du Théétète. Il a pour interlocuteurs principaux l’Étranger d’Élée et Socrate (un homonyme, plus jeune que le maître de Platon). Socrate Théétète d'Athènes, mathématicien et philosophe. Théodore de Cyrène, mathématicien et philosophe, disciple de Protagoras, précepteur de Socrate et Platon. Un étranger originaire d'Élée, philosophe, également présent dans Le Sophiste (216 a et passim) Socrate dit Le jeune, également présent dans Le Sophiste (218 b) ainsi que dans la XI des Lettres de Platon. Après avoir défini le sophiste dans le dialogue éponyme, l’Étranger poursuit en recherchant la définition de l’homme politique, en reprenant la méthode par rassemblement (en grec ancien , synagogé) et division, (diérèse, en grec ancien ). Ce dialogue de logique, le Politique comporte une digression sur les digressions et la juste mesure, et s’achève par des considérations sur la bonne constitution politique de la Cité : Platon critique violemment la démocratie comme le pire régime et lui préfère la monarchie ou l’aristocratie suivant les lois ; à cela il ajoute que le bon homme politique a pour tâche d’éduquer et d’unir les hommes, trop tempérants et trop fougueux, pour les amener à la juste mesure et par là en faire de bons citoyens, capables de suivre les lois ou de les critiquer, s’ils possèdent la science qui le leur permet, en vue du meilleur. Il s’agit d’un dialogue entre Socrate Le jeune et l’Étranger. Platon fait une réflexion sur la législation. Il va développer l’idée selon laquelle le législateur ne doit subir aucune entrave dans l’exercice de son art. Il doit être totalement libre. Socrate va utiliser une métaphore médicale pour expliquer cette position : il utilise l’exemple du médecin qui est contraint de partir loin de ses patients et qui va consigner par écrit ses prescriptions. Avant son retour il se peut que ses prescriptions ne conviennent plus à ses malades.