La harpe celtique est un instrument de musique à cordes ancien, répandu en Irlande (cláirseach), en Écosse (clársach), au Pays de Galles (telyn), en Bretagne (telenn), pour jouer et accompagner la musique celtique. Elle jouit d'un regain de popularité en Bretagne depuis les années 1950. Plus petite que la harpe de concert, elle est plus maniable. Elle possède un répertoire propre né de l'époque où elle était l'instrument des musiciens ambulants. Elle fait notamment partie des symboles de l'Irlande. La harpe initiale aurait été transformée par des tribus germaniques faiblement romanisées. D'ailleurs, le terme utilisé harpe en français et dans la plupart des autres langues romanes (italien, espagnol, galicien arpa) est issu du germanique commun *xarpōn (suédois harpa, allemand Harfe), alors que nombre de ces régions de langue romanes étaient jadis de langue celtique au moins jusqu'au . Ce qui signifie qu'il était peu ou n'était pas connu des Celtes continentaux avant son introduction par les Germains. Par contre, les Celtes insulaires vont rapidement apprécier cet instrument et développer un terme spécifique pour la désigner : clàrseach en gaélique, telyn en cornique et gallois, telenn en breton. Les harpes triangulaires celtiques seraient d'abord apparues chez les Pictes en Écosse au qui en font un instrument élaboré, joué dans les cours d'Europe et plus tard les Scots (irlandais nouvellement établis en Écosse) et les Gaëls stabilisent son usage en Irlande au . Elle devient reine chez les peuples restés à dominante celtique (langue, arts, etc.), notamment chez les Brittons d'Écosse, de Cumbrie, de Galles, du Devon, de Cornouailles, ceux qui commencent à s'installer en Armorique, jusqu'au Nord-Ouest ibérique. Des deux côtés de la Manche, la harpe est omniprésente au Moyen Âge dans la légende de Merlin, la vie de Tristan et Yseult, développant des thèmes musicaux et littéraires communs. Dès le , le pays de Galles connaît aussi un âge d'or, basé sur les récits des bardes Taliesin et Myrddin.