L’infaillibilité dans l’islam, en arabe : عِصْمَة, isma étymologiquement « ce par quoi on se protège pour éviter un mal », est, selon le dictionnaire Lisān Al-ʻArab, la préservation, protection. Elle concerne, pour tous les musulmans, les prophètes. La croyance en l'infaillibilité des imams est une des caractéristiques des chiites duodécimains. L'infaillibilité a aussi été associée au fondateurs des Almohades ou plus globalement à la communauté musulmane entière dans le cadre du « consensus »-ijma. Les prophètes possèdent une place importante pour l'islam, place qui évolue avec le temps. Le dogme de l'impeccabilité des prophètes, ceux-ci étant censés ne jamais avoir péché, se développe ainsi à partir du , en contradiction avec le texte coranique même. Le terme isma recouvre les idées d'infaillibilité et d’impeccabilité. Ce dogme découle de l'obligation religieuse de croire dans les prophètes et dans l'évolution de Mahomet en « beau modèle » à imiter. Plusieurs définitions de cette impeccabilité ont été créées. Ainsi, pour certains, un prophète ne peut commettre aucune faute, pour d'autres, il peut faire des péchés véniels, enfin pour d'autres, cela ne s'applique qu'à partir du début de la prophétie. Ainsi, al-Ashari et ses disciples auront une vision limitée de l'impeccabilité. L'édification du miracle coranique (i'gâz al-qur'ân) semble avoir été leur seule ambition lorsqu'ils proclamaient l'infaillibilité du prophète dans la transmission de la révélation. Cette impeccabilité a été rejeté par les Kharijites, ceux-ci défendant qu'une faute vénielle pouvait mener à une excommunication. En cela, un prophète aussi pouvait devenir infidèle. La mise en place de la doctrine « orthodoxe » s'est faite en opposition à ces courants qu'elle rejette. À l'époque moderne, certains auteurs remettent en cause ce dogme en s'appuyant sur les textes anciens. Pour Olivier Hanne, . La vie de Mahomet racontée par les traditions est donc .