L'effondrement écologique, ou « collapsus écologique », est un scénario de crise écologique majeure caractérisé par un effondrement brutal des écosystèmes, soit localement, à l'échelle d'une mer fermée, d'un fleuve, d'un lac, etc., soit à l'échelle de la biosphère, c'est-à-dire de la planète tout entière, et dépassant alors éventuellement les capacités de résilience écologique de la biosphère (à court, moyen ou long terme). Dans ce dernier scénario, la capacité de la biosphère à s'auto-entretenir est détruite pour un temps plus ou moins long, voire définitivement. Le biogéographe américain Jared Diamond défend la thèse d'une possible réalisation à grande échelle de phénomènes qui, selon lui, se seraient déjà déroulés dans le passé à petite échelle comme sur l'île de Pâques (bien que cette hypothèse soit débattue et que l'effondrement de la civilisation serait au moins en partie due à des facteurs extérieurs). Dans le cadre de la grande accélération, la collapsologie invite à reconnaitre que cet effondrement est bien actuellement (2015-2020) en cours et, par conséquent, à développer des systèmes résilients d'adaptation et d'atténuation des crises climatique, civilisationnelle et de la biodiversité. Ce collapsus général pourrait se produire brutalement, au-delà d'une certaine limite, ou « point de non-retour », à la suite de la conjonction de circonstances s'aggravant les unes les autres, dont : une guerre nucléaire ; un effet domino impliquant l'expression simultanée d'un risque industriel ou technologique et naturel (ex Genpatsu-shinsai, désignant la conjonction temporelle et géographique d'un grand tremblement de terre et de la fusion d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires), dans un contexte de trop grande dépendance au pétrole au moment du Peak Oil ; une grande épidémie ou pandémie ; le dépassement d'un seuil de pollutions, de surexploitation des ressources naturelles, de fragmentation et dégradation des habitats naturels et de dérèglement climatique, amenant l'humanité à dépasser les capacités de résilience écologique des écosystèmes ; ce seuil ne pouvant être connu à l'avance en raison de la complexité des phénomènes en jeu.