Les langues ienisseïennes (aussi appelées langues ienisseïques ou ienisseï-ostiak) sont une famille de langues parlées dans le centre de la Sibérie en Russie, dans la région du fleuve Ienisseï. Elles font partie de l'ensemble géographique des langues paléo-sibériennes, dont les membres ne sont pas censés être liés généalogiquement les uns aux autres. Les linguistes ont longtemps eu des difficultés à relier les langues ienisseïennes à un plus grand groupe. Ce n’est que récemment qu’un lien linguistique a pu être mis en évidence avec les langues na-dené, une famille de langues amérindiennes parlée en Alaska, à l'ouest du Canada et au sud-ouest de États-Unis. Les langues ienisseïennes et les langues na-dené formeraient deux branches d'une ancienne famille représentée des deux côtés du détroit de Béring : les langues dené-ienisseïennes Le kète Le youge (éteint) Le kott (éteint) L'arine (éteint) L'assane (éteint) Le poumpokole (éteint) Le kott, l'arine, l'assane, le poumpokole, se sont éteints dès le , et ne sont connues que par des écrits anciens, notamment, pour le kott, ceux du linguiste finlandais Matthias Alexander Castrén qui avec Julius Klaproth a établi la parenté de ces langues. La classification interne des langues ienisseïennes est controversée. Quatre groupes insécables ont été clairement définis, mais la relation entre eux diverge selon les auteurs : langues kètiques/kètes-youges : kète, youge, vieux kète (non-attesté) langues poumpokoliques/arines-poumpokoles : poumpokole langues ariniques : arine langues kottiques/kottes-assanes : kotte, assane, vieux kotte (non-attesté) À cela s'ajoute diverses langues non-attestées, certaines dont la parenté avec les langues ienisseïennes est débattue (jie, xiong-nu, langues para-ienisseïennes), ou d'autres soit considérées comme des langues ienisseïennes non-classées, soit comme des dialectes kottes (yastine, yarine, baïkote).